Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

De nouvelles plantes carnivores

1 month_ago 11

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

<?xml encoding="utf-8" ?><?xml encoding="utf-8" ?>

Quelquefois, il m’est arrivé de discuter avec Pierre Dansereau dans un laboratoire de l’UQAM. Celui que l’on considère, chez nous, comme l’un des pères de l’écologie, était un vieux monsieur pétri de bonnes manières. Mort quasi centenaire, il a marqué sa société. Au point qu’un pavillon de l’université porte son nom.

À Outremont, Pierre Dansereau avait grandi dans un pastiche de villa italienne flanqué d’une tour, une vaste demeure qu’avait fait construire son père. À 15 ans, celui-ci lui offrit une grosse Buick américaine. Chez les Dansereau, même au cœur de la crise économique, on était loin du besoin.

À lire les mémoires de l’écologiste, son père était un homme désintéressé. Il penchait, écrit son fils, tantôt du côté des libéraux, tantôt des conservateurs. Les vieux papiers montrent en vérité un homme fermement engagé à droite, que ce soit avec Maurice Duplessis à Québec, avec Arthur Bennett à Ottawa, voire avec le chef fasciste Adrien Arcand.

De toute façon, faire de l’alternance entre deux partis une preuve d’équilibre politique relève d’une curieuse conception de la géométrie politique toujours en usage. Pour savoir où chacun se tient, mieux vaut regarder ce qu’il fait que l’étiquette qu’il s’accole. Comme disent les Britanniques, « the proof of the pudding is in the eating ».

Fils d’une famille de notables associés à la création du journal La Presse, Lucien Dansereau, très actif dans l’action politique ultra-conservatrice, est par ailleurs mêlé à plusieurs grands chantiers publics très lucratifs, dont le pont Jacques-Cartier et l’aéroport Saint-Hubert.

Son fils savait-il que ses premières expéditions scientifiques dans les Tropiques, il les devait en partie à ce père qui ne répugnait pas à se livrer à de vigoureux jeux d’influence ? Les archives montrent que le père avait fait des pieds et des mains pour que son rejeton obtienne une place lors d’une expédition sur les côtes du Brésil, pays où l’un des aïeuls de la famille avait fui après que la guerre civile américaine l’eut privé des esclaves qu’il exploitait en Louisiane.

Lorsque Pierre Dansereau se marie avec Françoise Masson, petite-fille du premier grand millionnaire canadien-français, il s’engage à la « faire vivre » dans une ferme. Une jolie ferme que lui offre son père. Comme son paternel, le jeune Dansereau penche fortement à droite. Au point d’affirmer, devant une immense assemblée qui fustige l’immigration, que les juifs se plaignent pour rien dans cette matrice de la mort qu’est l’Allemagne nazie.

Il s’en excusera. Bien plus tard.

Ses idées vont changer après la guerre. Son parcours symbolise la formidable évolution politique qui transforme la société canadienne-française. En 1957, Dansereau devient même président du Rassemblement, un mouvement politique qui entend favoriser l’exercice démocratique en un temps où règnent le patronage, les faveurs, les passe-droits, la collusion, les malversations, le duplessisme.

En 1946, Pierre Dansereau continue de se passionner pour le Brésil, où il enseigne et herborise. Il en rapporte des milliers de spécimens destinés à enrichir les collections de l’herbier Marie-Victorin. Dansereau participe à des excursions financées en partie par le Jardin botanique de New York. Une large partie des végétaux cueillis, consignés dans des inventaires sommaires, ne seront jamais classés ni dûment répertoriés. Geoffrey Hall, ancien gestionnaire de l’herbier du Jardin botanique de Montréal, me l’a expliqué.

Ces boîtes de spécimens ne seront apparemment ouvertes qu’une seule fois au cours des décennies suivantes. Depuis 2012, me raconte M. Hall, une bénévole, Colette Butet, s’est vouée à achever un travail entrepris trois quarts de siècle plus tôt. Trois quarts de siècle qui tiennent dans quelques boîtes. Vraiment, le temps a cette étrange capacité à se replier sur lui-même.

Mme Butet a consacré plus de 2000 heures à ce travail minutieux, vérifiant et complétant les données des étiquettes à l’aide des gribouillis laissés par Dansereau sur du papier désormais tout jauni. « Ses carnets sont pleins de croquis d’habitats et de listes de plantes associées à chaque unité rencontrée », raconte M. Hall. J’ai tenu l’un d’eux entre mes mains. C’est vrai.

Au fil du temps, Dansereau avait changé. Je préfère l’homme que j’ai connu près de la nature à celui de ses engagements militants de jeunesse. Il avait parcouru, au cours de sa longue vie, une distance politique considérable.

Tandis que des gens dans l’ombre achèvent aujourd’hui de classer les plantes cueillies par Dansereau il y a des décennies, certaines idées dont il s’était éloigné paraissent, elles aussi, traverser le temps.

Le nouveau président de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a un programme qui ressemble à celui de son homologue salvadorien. Il promet de construire des mégaprisons et de frapper l’opposition autant que les narcotrafiquants.

Dans la même famille politique se retrouvent Javier Milei, le chef de l’État argentin, le Chilien José Antonio Kast, fils d’un ancien membre du parti nazi, la nouvelle présidente du Pérou, Keiko Fujimori, fille de l’ancien autocrate Alberto Fujimori, et l’Équatorien Daniel Noboa. Comme de la Espriella, ce dernier possède d’ailleurs la nationalité américaine. On pourrait aussi parler de Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président brésilien.

Pendant ce temps, au Venezuela, Donald J. Trump a fait main basse sur le pétrole après avoir enlevé le président Maduro. Il affirme à tout vent sa volonté de faire de l’Amérique entière une dépendance de Washington. L’Amérique cueille désormais les fruits amers de nouvelles plantes carnivores. Et comme le Canada n’est pas une île, ces plantes poussent aussi ici.

Dansereau, lui, avait passé plus de la moitié de sa vie à prendre ses distances avec le monde qui se classe de ce monde-là. Reste que certaines espèces politiques que l’on croyait reléguées dans l’herbier du passé reprennent à l’évidence racine sous nos yeux.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway