Que retiendra-t-on de Stan Wawrinka? La question se pose alors que le joueur de tennis vaudois a perdu, mardi soir à Bâle contre le Tchèque Jiří Lehečka, le dernier match de sa longue carrière professionnelle.
Il faut parler des titres bien sûr: trois victoires en Grand Chelem à l’ère du triumvirat Djokovic-Nadal-Federer. Sans ceux-là, peu importe sa personnalité, peu importe tout ce qu’il a pu incarner par ailleurs, il ne serait pas pareillement passé à la postérité: l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Mais puisqu’il en est un, Wawrinka a nourri l’imaginaire du champion atypique, laborieux, qui lui n’a jamais été «considéré comme l’élu» selon la récente formule de Kylian Mbappé, au gré d’éléments qu’on peut envisager à la manière des Mythologies de Roland Barthes.


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