NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors que les chandails orange se multiplient à l’approche de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, ceux mis en vente à Whitehorse lundi ont une particularité : des élèves de l’École secondaire Porter Creek les ont créés.
Sur les quelque 300 t-shirts orange vif se détache la silhouette d'une enfant ailée, les bras tendus vers des fleurs, dans un cœur orné d’une plume et d’épilobe sous le texte Every Child Matters (Chaque enfant compte).
La jeune fille symbolise le fait que nous sommes toujours là et que nous le serons toujours, a expliqué par écrit Bethany Jim, une élève de 15 ans en 11e année, membre des Premières Nations de Champagne et d’Aishihik, qui a réalisé l’illustration.
L’épilobe représente le Yukon et ses Premières Nations. Les fleurs qui jaillissent de sa main symbolisent l'épanouissement et la force de notre peuple, tandis que la forme de cœur représente le cœur du Yukon.

L'illustration, imprimée sur quelque 300 t-shirts, a été réalisée par Bethany Jim, une élève en 11e année.
Photo : Radio-Canada / Marie-Soleil Desautels
Une douzaine d’élèves du programme de mode, d’art et de design (Fashion Art Design School) ont participé au projet. Ils ont teint les t-shirts orange, imprimé le motif en sérigraphie, puis se sont rendus chez Sports Experts pour trier, étiqueter et préparer les articles pour leur mise en vente.
Le chandail orange est devenu un symbole de solidarité envers les personnes survivantes des pensionnats pour Autochtones en 2013, après que l'une d'entre elles, Phyllis Webstad, a partagé une histoire de son enfance.
Amusant, mais salissant
J’ai aimé faire la teinture. C’était vraiment le fun, raconte Reet Sekhon, 15 ans, l’une des élèves du programme.
Une activité amusante, mais qui comporte son lot de défis, selon l’enseignante Kyla Greve.
Le plus difficile, c’est probablement à quel point c’est salissant, raconte-t-elle. La teinture se retrouve vite jusque sur le plancher, tandis qu’un peu d’encre noire sur les mains peut laisser des traces partout.
Lancé il y a six ans par l’enseignante, le projet permet aux élèves de découvrir les étapes de création et de vente d’un vêtement. D’une cinquantaine de t-shirts, la première année, la production a augmenté depuis, nécessitant deux jours et demi de travail cette année.

Les élèves du programme de mode, d’art et de design préparaient les chandails à la vente chez Sports Experts, lundi.
Photo : Radio-Canada / Marie-Soleil Desautels
Un geste concret pour la réconciliation
Selon Kyla Greve, le projet permet aussi de sensibiliser les élèves à l’histoire des pensionnats et de leurs séquelles et à poser un geste pour soutenir leur communauté.
Pour Sula Balzer, 14 ans, cela lui permet de prendre part au processus de réconciliation et d’aider.
Je pense que les personnes ont besoin de savoir ce qui est arrivé au Canada et comment les personnes étaient traitées.
Les fonds recueillis par la vente des t-shirts seront d’ailleurs versés au Committee on Abuse in Residential Schools, pour une sixième année consécutive. L’organisme, créé en 1997, offre des services de counseling et de guérison aux survivants des pensionnats ainsi qu’à leurs familles au Yukon.
L’élève Emmie Campbell se réjouit à l’idée que l’argent aille à une bonne place.
Environ 6000 $ devraient être remis à l’organisme cette année. L’enseignante dit n’avoir jamais calculé combien ils ont remis en tout. Seul un montant nécessaire pour acheter des t-shirts blancs, de la teinture et de l’encre est conservé pour recommencer d’une année à l’autre.

Depuis six ans, des élèves autochtones créent les illustrations des t-shirts, et certaines éditions en comptent plus d'une.
Photo : Radio-Canada / Marie-Soleil Desautels
Kyla Greve espère que les élèves retiendront de cette expérience qu’ils peuvent soutenir leur communauté de multiples façons, notamment par l’art. Elle veille d’ailleurs à ce que le design soit réalisé par un élève des Premières Nations inscrit au programme, afin de mettre de l’avant de jeunes créateurs autochtones.
J’espère que les gens [qui porteront le t-shirt] penseront d’abord à l’élève qui l’a conçu, car ça lui a été personnel, et qu’ils soutiendront le mouvement, dit-elle.
Les chandails sont en vente depuis lundi au magasin Sports Experts, au coût de 25 $ pour les adultes et de 20 $ pour les enfants.
L’enseignante s'attend à ce que le stock s'épuise en quelques jours, bien avant la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre.


2 week_ago
44



























.jpg)






French (CA)