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Une trentaine d’élèves de la région ont présenté le fruit de leurs recherches, mardi, lors du volet primaire de l’Expo-sciences Hydro-Québec.
Les trois écoles alternatives de la région étaient représentées, soit celles d’Amos, Papillon-d’Or de Val-d’Or et La Grande Ourse de Rouyn-Noranda.
De l’origine des pyramides au daltonisme en passant par la création de la barbe à papa, les élèves ont pu démontrer leur curiosité et leur soif de connaissances.
À l’école Papillon-d’Or, des projets ont été développés depuis janvier, avec la collaboration des enseignants et des parents.

Alexandrée Dupuis (à droite), enseignante de 5e et 6e année à l’école Papillon-d’Or, en compagnie de Tania Lapointe et Danaé Germain-Lacroix, qui ont fait une recherche sur le daltonisme.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Ce n’est pas dur d’allumer les jeunes pour ce genre de projet, affirme l’enseignante de 5e et 6e année, Alexandrée Dupuis. La beauté d’Expo-sciences, c’est qu’on ne leur impose rien. On part de ce qui les intéresse et ils font des recherches. C’est beau de les voir aller. On sème une étincelle dans leurs yeux et ça peut aussi leur faire découvrir une passion qu’ils voudront peut-être développer plus tard.
Pour Béatrice Viens, élève de 5e année à l’École alternative d’Amos, les recherches ont porté sur la transformation des aliments en énergie.

Béatrice Viens explique son expérience aux nombreux curieux présents à l'Expo-sciences.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Je trouvais ça difficile de comprendre pourquoi, quand je mange de la crème glacée, j’ai de l’énergie pendant une heure, mais quand je mange du poulet, j’ai de l’énergie pour la journée, explique-t-elle. Je voulais mieux comprendre et j’ai fait des recherches dans des livres, sur Internet, avec ma mère qui est pharmacienne, mais aussi avec des vidéos.
Directrice générale de Technoscience Abitibi-Témiscamingue, Virginie Bolle, reconnaît qu’il est difficile depuis quelques années de mousser le programme Expo-sciences dans les écoles.
Pourtant, nous avons des enseignantes qui aiment vraiment ça, qui voient la possibilité de mélanger les matières et de mettre concrètement en pratique ce qu’ils voient en classe, souligne-t-elle.

Virginie Bolle, directrice générale de Technoscience Abitibi-Témiscamingue.
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Elle ajoute que le programme Expo-sciences est plus pertinent que jamais dans un ère d’intelligence artificielle où les fausses informations circulent beaucoup.
Notre mission est de promouvoir la science et, pour nous, c’est une belle façon d’apporter une petite lumière chez les élèves sur comment faire des recherches, comment valider et trouver les bonnes informations. On veut leur ouvrir les esprits à se poser les bonnes questions, ajoute-t-elle.


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