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Comptant parmi les plus grands tournois de basket-ball destinés aux jeunes Autochtones de la province, le tournoi « Junior All Native » est l’occasion de célébrer la culture et la communauté.
Respect, bienveillance et esprit de famille : c’est ainsi que Phoenix Sampson, joueur des Snaw-naw-as Sawbills, décrit la 50e édition du tournoi Junior All Native, qui se déroule cette semaine à Langley, en Colombie-Britannique.
Le tournoi de six jours a débuté dimanche, avec plus de 1800 athlètes autochtones représentant plus de 130 équipes des Premières Nations et des communautés autochtones urbaines de toute la Colombie-Britannique.
J'adore le fait que toutes les nations... soient présentes, a affirmé Sampson. C'est une expérience vraiment géniale.
Plus qu'un simple tournoi de basket-ball parmi les plus importants de la province pour les jeunes autochtones, cet événement est l'occasion de célébrer la culture et la communauté.
Mia Rose Paul, des Maaqtusiis Lady Suns, a raconté qu'elle jouait au basket-ball depuis trois ans et qu'elle adorait marquer des paniers devant les admirateurs.
Ça me donne plus confiance en moi, juste de savoir que les gens nous aiment, a-t-elle dit.

Mia Rose Paul, joueuse des Maaqtusiis Lady Suns, explique que jouer au basket devant les supporters lui donne confiance en elle.
Photo : CBC
Partager la culture
Desi Collinson, entraîneur des Skidegate Saints de Haida Gwaii, trouve qu’il est réconfortant d’être entouré d’autant de membres des Premières Nations côtières en même temps.
Cette expérience, et le simple fait de voir les peuples de la côte, d’un bout à l’autre, se rassembler, c’est vraiment magnifique, s’est-il réjoui.
L’interdiction du potlatch, vous savez, ne permettait pas à trois personnes de se réunir en même temps pour nous, les Premières Nations, mais regardez-nous maintenant. Il y a plus de 130 équipes ici, a-t-il ajouté.
L'interdiction du potlatch faisait partie de la Loi sur les Indiens de 1885 à 1951, interdisant aux Premières Nations de Colombie-Britannique de se réunir pour un potlatch – une fête et un rassemblement où l'on s'échange des cadeaux, marquant les événements importants de la vie et de la communauté.
Toutes les personnes que vous voyez ici, toutes celles qui sont présentes en ce moment, sont simplement là pour partager leur culture, ainsi que leurs différences et leurs similitudes.

L'équipe de Kwadacha fait une pause pendant un match contre les Snaw-Naw-As Sawbills.
Photo : CBC / Ben Nelms
Leland Poole, qui joue pour Kwadacha, a indiqué qu’il était simplement heureux d’être au tournoi et qu’il avait hâte de remporter quelques matchs.
La Nation Kwadacha se trouve à Fort Ware, à près de 1000 kilomètres au nord de Langley à vol d’oiseau et à 17 heures de route.
Jouer ici nous donne simplement l’occasion de promouvoir notre communauté, a-t-il dit. Nous avons beaucoup de supporteurs chez nous.
Demi Pelley, entraîneur de l’équipe de Kwadacha, a expliqué que participer au tournoi offrait de nouvelles opportunités aux jeunes.
Ils [les joueurs] se font de nouveaux amis, ils découvrent et expérimentent de nouvelles choses.
Au-delà du basket, ce sont des expériences de vie et l’acquisition de compétences dont ils auront besoin en dehors de Kwadacha.
Jason et Ben Loring, deux cousins, ont des filles qui jouent dans l’équipe des Skeena Sisters. Tous deux ont constaté que ce sport offrait des choix sains aux jeunes de leur communauté.
Ça permet à tous nos enfants de ne pas traîner dans la rue et ça leur donne des activités à faire, a déclaré Jason.
Ça me remplit d’une grande fierté. Les enfants ont l’occasion de bien s’épanouir. Mais je suis simplement fier d’être ici, fier de tout le monde, s’est félicité Ben.
Le tournoi se déroule jusqu’à vendredi au Langley Events Centre.
D'après un texte de Edzi'u Loverin, de CBC Indigenous


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