Chouchou de la Mostra de Venise, deux fois primé comme meilleur scénariste pour Three Billboards: les Panneaux de la vengeance (2017) et Les Banshees d’Inisherin (2022), Martin McDonagh y a présenté cette année Wild Horse Nine, qui a valu le Prix d’interprétation au revenant John Malkovich, sa vedette surprise. Pour le dramaturge et cinéaste irlandais établi à Londres, ce cinquième long métrage consolide surtout une place de choix à mi-chemin entre les frères Coen et Quentin Tarantino. En l’absence de ces derniers – pour cause de séparation fatale et de crise d’inspiration manifeste –, le voici promu principal pourvoyeur d’humour noir stylisé. Quant à Malkovich, on ne l’avait plus vu à telle fête depuis près de vingt ans et la comédie d’espionnage Burn After Reading… des Coen.
L’acteur américain joue cette fois un vétéran de la CIA, Chris, qui avoue son âge véritable de 72 ans. Un âge problématique alors que Chris se trouve avec son plus jeune collègue, Lee (Sam Rockwell), à Santiago du Chili, à la veille de sa dernière opération d’importance. Nous sommes en 1973, arrière-plan établi par un beau montage d’images documentaires vintage aux douces sonorités de Gracias a la vida, de Violeta Parra. En attendant, leur officier traitant, MJ (Steve Buscemi), les envoie se reposer une semaine sur l’île de Pâques.


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