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Les coupes effectuées dans les forêts albertaines pour lutter contre la propagation des incendies sont aussi des espaces refuges pour les animaux, ont constaté les biologistes de Parcs Canada. Les pare-feux deviennent notamment une source de nourriture.
Grâce aux caméras de surveillance, les scientifiques ont pu observer des wapitis, des grizzlis et de nombreux oiseaux venir profiter de ces clairières aménagées dans les forêts des Rocheuses.
Des effets positifs constatés
Les pare-feux sont des zones défrichées au milieu des forêts afin de limiter la propagation d’incendies.
Au moment où ils sont créés, ils constituent une perturbation pour la faune sauvage qui doit quitter son habitat. Mais à long terme, les animaux reviennent et s’approprient ces nouveaux espaces. Les végétaux qui repoussent après la coupe, tels que les saules, les herbes et les arbustes, sont notamment une source de nourriture fraîche.
Cela offre toute une série de possibilités d'habitat qui n'existaient pas auparavant pour les oiseaux nicheurs, les ongulés en quête de nourriture, les ours noirs et les grizzlis qui se nourrissent notamment de shepherdie argentée, explique Bill Hunt, directeur principal des programmes de conservation pour l’organisme Yellowstone to Yukon.
Il ajoute que les pare-feux peuvent aider à guider les animaux dans leurs déplacements et sont des zones refuges. C’est d’ailleurs ce qui a été constaté par Alberta Parks, qui a suivi les déplacements d’un grizzli dans la région de Kananaskis. Les données recueillies ont montré que 75 % des déplacements passaient par des clairières.
Gérer les interactions avec les humains
La vallée de la Bow est une région de plus en plus touristique. Un des enjeux est de limiter la perturbation causée par cet afflux de visiteurs sur la faune sauvage.
La création de pare-feux est ainsi savamment anticipée et peut prendre cinq à dix ans avant l’abattement des premiers arbres.
Si nous voulons que la faune sauvage utilise ces zones et évite de venir en ville, nous devons lui fournir un espace et un temps où ces zones peuvent être sûres pour elle, affirme Bill Hunt.
Des études sont ainsi menées pour évaluer l’impact sur les écosystèmes, par exemple sur la nidification des oiseaux et des chauves-souris.
Selon Shelley Tamalin, responsable de la réduction des risques d'incendie de forêt pour Parcs Canada, il faut du temps pour choisir le meilleur emplacement, discuter avec les parties prenantes, impliquer tous nos spécialistes et peaufiner le plan jusqu'à ce que nous obtenions un plan qui atténue la plupart des risques.
Le rapport sur la coexistence entre les humains et la faune sauvage dans la vallée de Bow, publié en 2018, recommandait d'améliorer les habitats de la faune sauvage grâce à l'exploitation forestière et aux brûlages dirigés.
Avec les informations de Greg Colgan


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