NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Par Laure Stephan
Publié aujourd’hui à 10h30Article réservé aux abonnés
ReportageDans les oliveraies de la région de l’Arkoub, les paysans effectuent leur récolte malgré l’incursion de soldats et de drones israéliens. A la lisière de la zone occupée par l’armée de l’Etat hébreu, ils doivent composer avec une frontière invisible et mouvante qui les empêche d’accéder à une partie de leurs terres.
Syriens ou libanais, des ouvriers agricoles battent des branches d’oliviers sur les plaines de Rachaya Al-Foukhar, en contrebas de ce village escarpé de la région de l’Arkoub, dans le sud-est du Liban, au pied du mont Hermon. Le son d’une puissante détonation, à distance, précédé par deux autres plus sourdes, ne fait pas sursauter les travailleurs, qui trient olives et feuilles sur des bâches étendues sur la terre ocre. La récolte se déroule sur fond d’explosions et de bombardements menés par l’armée israélienne, dans la zone qu’elle occupe − Rachaya Al-Foukhar est situé à ses portes − et des contraintes qu’elle impose. Israël a décrété, le 18 avril, ce contrôle d’une grande partie du sud du Liban, au terme d’un round de guerre totale de sept semaines avec le Hezbollah.
Malgré tout, les agriculteurs de Rachaya Al-Foukhar, village chrétien, se sentent « plus libres » que leurs voisins des bourgades environnantes occupées, dit Hassane Al-Gharib, propriétaire d’oliviers et membre du conseil municipal.
En ce début de saison, ils n’ont pas eu à subir l’incursion de soldats israéliens, comme cela est arrivé, jeudi 15 octobre, à des paysans de Kfar Chouba : aux abords de cette localité sunnite située plus en altitude, distante de 5 kilomètres de Rachaya Al-Foukhar, des patrouilles ont fait irruption et sommé les agriculteurs de quitter les terrains où ils voulaient travailler, selon le maire, Qassem Al-Qadiri. Le lendemain, un bulldozer israélien a déraciné des oliviers dans la même région.
Il vous reste 77.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


2 hour_ago
32



























.jpg)






French (CA)