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Le phénomène climatique fait chuter les apports en eau dans le passage par lequel trasite habituellement 5 % du commerce mondial.

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Le navire transporteur de gaz de pétrole liquéfié « Gas Virgo » est remorqué vers les écluses d’Agua Clara du canal de Panama, près de Colon (Panama), le 11 juin 2026. Le navire transporteur de gaz de pétrole liquéfié « Gas Virgo » est remorqué vers les écluses d’Agua Clara du canal de Panama, près de Colon (Panama), le 11 juin 2026.

C’est le chaos de Panama. A chaque sécheresse, le nombre de transits sur le canal, par lequel passe 5 % du commerce mondial, doit être revu à la baisse, entraînant avec lui un allongement des files d’attente. Sous l’effet du phénomène climatique El Niño, qui pourrait être le plus intense jamais enregistré, les apports du bassin qui alimentent la voie d’eau ont été, entre mai et août, inférieurs de 44 % à leur moyenne historique.

Le trafic va donc être réduit de 36 à 34 transits par jour à partir de jeudi 3 septembre, puis à 32 vers la mi-septembre. Les autorités ont en outre annoncé qu’à partir du 1er octobre, dans les écluses accueillant les grands navires de type Neopanamax, le tirant d’eau autorisé ne devra pas dépasser 47,5 pieds (14,48 mètres), contre 50 pieds (15,24 mètres) en temps normal.

El Niño, qui est provoqué par un réchauffement des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial, revient tous les deux à sept ans. Il entraîne des sécheresses par endroits et une hausse des précipitations dans d’autres. L’agence météorologique britannique a averti, fin août, que cet épisode serait « l’un des plus intenses depuis plus d’un siècle ». Le Panama a déclaré l’état d’urgence, le 25 août, pour y faire face.

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