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REPORTAGE - Une équipe d’archéologues franco-saoudiens exhume peu à peu les vestiges néolithiques de l’oasis de Khaybar, entre Médine et Al-Ula. Pas de traces matérielles des tribus juives, mais on a la certitude que des peuplements hébraïques existaient là avant l’arrivée de l’islam.
Trois dromadaires broutent au milieu de la route. Sans doute quelques brins d’herbes dans les interstices du bitume. Notre arrivée les surprend peut-être car les voyageurs sont rares. Notre 4 x 4 s’immobilise. « On va attendre qu’ils partent », nous dit le conducteur. Nous sommes au cœur du Hedjaz, région couverte de buissons épars sur un tapis de cailloux couleur sable, bordée au loin par des collines brunes. Nous avons quitté Hégra et al-Ula, plus au nord, et nous roulons en ligne droite depuis plus d’une heure en direction de Khaybar, lieu sacré de l’islam, que nous rejoignons à vive allure maintenant que les chameaux se sont écartés. D’un site à l’autre, on passe d’une oasis à une autre. Mais ils ne se ressemblent pas.
Hégra est construite dans une roche orangée et douce qui abrite la civilisation nabatéenne disparue et jadis rattachée à Pétra en Jordanie ; Khaybar est encaissée au milieu d’un immense tapis de roches basaltiques noires, crachées il y a des millénaires par un volcan…


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