Le narrateur de L’Heure de la vache ressemble beaucoup à l’auteur, Pajtim Statovci: un écrivain finlandais, né au Kosovo, d’une trentaine d’années, qui connaît succès et reconnaissance. Mais dès les premières pages, ce narrateur semble hanté, profondément malheureux, au point d’envisager le suicide. Avant de se raviser et d’entreprendre un voyage au Kosovo avec sa mère, pays que sa famille a quitté pour se réfugier en Finlande. Ils y sont toutefois retournés un été, en 1996, dans la ferme du grand-père, tandis que la guerre couvait déjà. Le récit alterne habilement ces deux voyages, celui du présent avec la mère, et celui du passé lorsque le narrateur était un petit garçon, jugé pas comme les autres car peu viril, fragile mentalement et physiquement: «J’ai bientôt neuf ans et j’ai à peine réussi à dormir tellement je suis surexcité par la vache.» Le grand-père possède en effet une vache, qui fascine l’enfant.
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Publié le 15 juin 2026 à 21:26. 3 min. de lecture
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