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Divertissement 24/07/2026 11:28 Actualisé le 24/07/2026 11:48
Cette saison, la couronne, qui sera remise à la grande gagnante, ne ressemble à aucune autre. Ou peut-être que si.

Capture d’écran France TV
Qui remportera la couronne cette saison ?
Neuf mois après son spectaculaire cambriolage, le Louvre a rouvert la galerie d’Apollon, mais sans les bijoux. Où se trouvent-ils ? Ce jeudi 23 juillet, c’est du côté des plus exubérantes des têtes couronnées qu’il fallait peut-être enquêter : dans Drag Race France, dont le nouvel épisode a multiplié les clins d’œil au très médiatique fait divers.
Il y a d’abord eu une comédie musicale. Cette saison, l’intrigue du « Musidrag » - épreuve au cours de laquelle les drag-queens doivent parodier un musical - tournait autour d’une présupposée disparition de la Joconde, sous l’œil de touristes avides de selfies. Évidemment, les investigations ne se sont pas passées comme prévu.
Ce n’est pas de la faute de la sécurité. Elle était seule et sans moyen, comme l’a chanté Azémylia, non sans ironie. Plutôt incompétents, les deux policiers (Daisy Super Bitch et Lana Cotta) ont, eux, tout de même réussi à trouver le mot de passe leur donnant accès à une mystérieuse arrière-salle : quatre fois zéro.
En octobre 2025, le casse du musée le plus visité au monde avait non seulement stupéfait l’opinion publique, mais aussi mis en évidence une série de failles de cybersécurité, dont l’usage de mots de passe triviaux. Pour accéder à un serveur gérant la vidéosurveillance, l’un d’entre eux consistait à taper « LOUVRE », comme le rappelle cet article de Libération.
Outre d’autres blagues (dont une sur la découverte d’une bague de fiançailles), le plus drôle se nichait sans doute dans un détail auquel les spectateurs de Drag Race n’ont peut-être pas fait attention : la couronne de cette saison. Celle qui sera remise à la grande gagnante à l’issue de la finale ne ressemble à aucune autre.
« L’art du drag, c’est la pop culture »
Ou peut-être si. Regardez sa forme, ses saphirs et ses diadèmes scintillants. Ils ne vous disent rien ? C’est une création inspirée d’un des bijoux volés, le somptueux diadème des reines Marie-Amélie et Hortense. « L’art du drag, c’est la pop culture, nous dit l’un de ses deux créateurs, Yacine Challal, de la marque YPARIS. Et cette couronne nous a été volée à tous. »
La réplique a été imaginée en concertation avec les producteurs de l’émission. « Notre travail, ça a été de se demander si elle avait été volée par une drag-queen, à quoi elle aurait ressemblé », ajoute le bijoutier auprès du HuffPost. Lui et son acolyte, Carsten Haase, l’ont « upgradée ». Comprendre, ici, ils ont rajouté des pierres, des étages. C’est glam.
Le résultat, nettement plus imposant que le modèle d’origine (d’une hauteur de seulement 6,2 centimètres et 10,7 de largeur) hérité de l’époque moderne, a toute sa place dans un musée, mais finira sur la tête de la « meilleure » des drag-queens, comme le veut la tradition.
De son côté, le vrai bijou demeure, lui, toujours introuvable. Contrairement au diadème de l’impératrice Eugénie, la plupart des objets volés n’ont pas retrouvé le chemin du Louvre. Les rescapés ont été retirés de la galerie, tandis que les joyaux seront réexposés dans une salle de haute sécurité construite à cet effet. Gare au mot de passe.


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