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Par Rozenn Morgat
Publié le 03/09/2026 à 06h00, mis à jour le 03/09/2026 à 08h53
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RÉCIT - Jean-Charles P. comparaît à partir de ce jeudi devant les assises de l’Eure pour le meurtre d’un homme issu de la communauté tchétchène de la cité de La Madeleine, en 2020. L’enquête avait, à l’époque, souligné les liens de proximité de cet homme avec «La Mouche», dont il est aujourd’hui suspecté d’avoir orchestré l’évasion.
Passer la publicitéÀ La Madeleine, à Évreux, Jean-Charles P., 31 ans, est un habitant dont on connaît le nom, comme le parcours. C’est un enfant du quartier, qui a grandi dans un immeuble de faible hauteur, entouré d’une fratrie recomposée, et de parents issus de la communauté manjak, installée de longue date au sein de cette vaste cité de l’Eure. Adulte, il est devenu un colosse. Un grand type baraqué, dont la tête dépasse dans les groupes. On lui connaît un casier judiciaire garni - huit condamnations -, assorti de séjours en prison. Aujourd’hui, cette figure renvoie aussi tout de suite à un autre nom, celui de Mohamed Amra, dit «La Mouche», et à une organisation criminelle, la «Black Manjak Family» («BMF»). En marge de ses activités dans le trafic de stupéfiants, celle-ci est suspectée d’avoir orchestré l’évasion de «La Mouche» au péage d’Incarville, le 14 mai 2024. Jean-Charles P., grand ami d’Amra, en serait un cadre éminent.
Quatre ans plus tôt, le 25 septembre 2020 à La Madeleine, la «BMF» n’existe…


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