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Une campagne lancée par plusieurs ONG entend "mettre au jour les crimes commis contre les détenus et à mettre fin à la politique d'impunité" d'Israël.
Publié le 14/07/2026 20:33 Mis à jour le 14/07/2026 20:45
Temps de lecture : 1min
Des forces israéliennes à la prison militaire d'Ofer entre Ramallah et Beituna, en Cisjordanie occupée, le 13 octobre 2025. (HAZEM BADER / AFP)
Plusieurs ONG palestiniennes ont lancé, mardi 14 juillet, une campagne internationale visant à documenter et à dénoncer des violences sexuelles commises selon elles contre des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. L'initiative a recueilli à ce stade des dizaines de témoignages d'anciens détenus affirmant avoir subi des violences sexuelles, selon Youssef al-Amayreh, coordinateur de la campagne. Il a été libéré en janvier, après deux ans de détention en Israël.
"Malheureusement, des dizaines de prisonniers et de prisonnières n'osent pas témoigner, pour des raisons de santé, de sécurité ou pour des considérations sociales", a-t-il assuré, affirmant avoir lui-même été victime de violences sexuelles en détention. Selon lui, la campagne vise à "mettre au jour les crimes commis contre les détenus et à mettre fin à la politique d'impunité" d'Israël. "Lorsqu'une personne est victime de violences sexuelles, la souffrance ne s'arrête pas à son corps ou à son psychisme, elle touche toute une famille", a témoigné son épouse, Sabrine.
Des ONG israéliennes, palestiniennes et internationales ont à plusieurs reprises exprimé leurs inquiétudes face à des allégations de torture, de mauvais traitements et de conditions de détention dégradantes dans les prisons israéliennes. Ces inquiétudes ont grandi depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
L'administration pénitentiaire israélienne affirme que tous les détenus sont incarcérés conformément à la loi, que leurs droits sont respectés et que son personnel agit sous un contrôle judiciaire permanent. Dans un rapport publié en mai, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur la torture, Alice Jill Edwards, a pourtant recensé "52 cas de torture ou d'autres mauvais traitements sous différentes formes, ainsi que 33 autres cas de torture sexuelle et de mauvais traitements à caractère sexuel".


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