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Après la fermeture de la plage d’Armanville, la préfecture estime peu probable que les déjections proviennent des pâturages. Plusieurs sources de pollution restent possibles.
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Par Louise BOERI Publié le 19 août 2026 à 20h45
Après la fermeture de la plage d’Armanville, à Pirou, la préfecture de la Manche apporte des précisions sur la réglementation du pâturage dans les havres.
Cette fermeture a relancé le débat sur l’origine de la pollution. La maire de Pirou, Noëlle Leforestier, a évoqué la présence de déjections de moutons, tandis que Stéphanie Maubé, conseillère régionale, pointe plutôt le ruissellement et les rejets d’eaux usées liés aux habitants et aux touristes.
Jusqu’en 2025, le havre de Saint-Germain-sur-Ay n’était pas soumis au même dispositif que ceux de La Vanlée, à Bricqueville-sur-Mer, et de la Sienne, à Regnéville-sur-Mer.
La mer n’a pas lessivé le pâturage
Dans ces deux havres, les éleveurs doivent retirer leurs troupeaux cinq jours avant les grandes marées lorsque la hauteur d’eau annoncée dépasse 12,50 mètres.
À la suite de signalements concernant la qualité des eaux littorales, la préfecture a décidé, en 2025, d’étendre ce dispositif au havre de Saint-Germain-sur-Ay.
« Le dispositif n’a toutefois pas pu être déclenché à Saint-Germain-sur-Ay, car le niveau de 12,50 m n’a pas été atteint dans ce havre. Lors des dernières marées observées, la hauteur maximale enregistrée dans le havre a été de 12,34 m », précise la préfecture.
Une visite sur place a également permis de constater que les herbus où pâturent les moutons n’avaient pas été recouverts par la mer.
La préfecture estime donc peu probable que les matières fécales entraînées actuellement vers le littoral proviennent directement de ces zones de pâturage.
Des origines multiples possibles
Une autre hypothèse reste toutefois possible. La mer a pu remonter dans les « criches » et le lit de l’Ay, remettant en circulation des déjections qui s’y trouvaient avant de les transporter vers le littoral, selon la préfecture.
Dans son communiqué, la préfecture rappelle surtout que la présence de bactéries dans les eaux littorales du secteur ne peut pas être attribuée à une seule origine.
« Les différentes analyses réalisées ont montré que les E. coli et les entérocoques peuvent avoir des origines multiples : élevages ovins, mais aussi bovins, porcins et équins, ainsi que les animaux domestiques et les activités humaines », précise la préfecture de la Manche.
Ces bactéries peuvent provenir de différents endroits du bassin-versant avant d’être transportées jusqu’au littoral. La présence de moutons dans le havre de Saint-Germain-sur-Ay constitue donc, selon la préfecture, une source potentielle parmi d’autres.
Des analyses toujours en cours
De son côté, l’Agence régionale de santé (ARS) indique que des analyses sont toujours en cours afin de déterminer si les eaux de baignade sont contaminées et si la plage peut de nouveau être ouverte aux baigneurs.
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