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Cri du cœur des cégeps de l’Est-du-Québec

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Les cégeps de l’Est-du-Québec veulent que les besoins régionaux en enseignement collégial soient considérés durant la campagne électorale.

Dans une lettre ouverte acheminée aux médias et signée par le président du Regroupement des cégeps de régions (RCR), Sylvain Gaudreault, le RCR demande un engagement des candidats concernant le financement des bourses Parcours pour la mobilité étudiante, de la recherche et de la formation continue.

Il réclame également un plus grand rôle des établissements collégiaux dans l'admission des étudiants internationaux.

Préservation des bourses Parcours

Et ces demandes résonnent avec les cégeps de la région. Pour Yolaine Arseneau, directrice générale du Cégep de la Gaspésie et des Îles, elles sont toutes importantes, mais le maintien des bourses Parcours est primordial.

On pense qu’elles ont vraiment un effet de levier important pour l’ensemble de nos programmes, pour l’ensemble de nos campus.

Yolaine Arseneau dans la salle d'études du campus de Gaspé

Yolaine Arseneau, directrice générale du Cégep de la Gaspésie et des Îles (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Ces bourses annuelles de 7 500 dollars sont offertes par le gouvernement du Québec à des étudiants qui souhaitent s’inscrire à un programme non disponible à moins de 60 kilomètres de leur lieu de résidence. Ça vient aussi aider plusieurs villages de la Gaspésie qui se qualifient à cette bourse-là, rappelle-t-elle.

Les bourses Parcours peuvent aussi être offertes aux étudiants qui réalisent une session d’études dans un établissement scolaire différent.

Du côté du Cégep de Rimouski, où la majorité de la population étudiante provient de l’extérieur de la région, le directeur des études, Kurt Vignola, observe des retombées positives. On s’est aperçu que les étudiants qui venaient chez nous en bénéficiant d’une bourse Parcours avaient la chance d’être peut-être moins dépendants face au travail dans leurs études, donc plus disposés à leurs études, lance-t-il.

Kurt Vignola lors d'un rassemblement devant le cégep.

Le directeur des études au Cégep de Rimouski, Kurt Vignola (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Il souligne également que certains cégeps de région ont encore des places disponibles dans certains programmes, ce qui n’est pas le cas dans certaines régions urbaines de la province. Mais se déplacer, pour un étudiant, c’est tout d’un coup d’avoir à payer des logements, avoir à payer une épicerie à chaque semaine, indique M. Vignola.

Je pense que les bourses Parcours viennent nous aider justement à alléger ce fardeau-là pour un étudiant qui se déplacerait.

Yolaine Arseneau rappelle d’ailleurs que cette année est la dernière pour laquelle ces bourses ont été confirmées au Québec.

L’apport des étudiants internationaux

Le Cégep de Matane a enregistré une baisse des admissions internationales pour la rentrée 2026-2027. Cela fait craindre le directeur général de l'établissement, Martin Demers, pour la vitalité des Techniques de tourisme, d’informatique et d’animation 3D.

Portrait de Martin Demers dans un couloir du cégep.

Martin Demers est le directeur général du Cégep de Matane. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Il rappelle également que le parcours collégial permet de s’intégrer à la société québécoise. Ça leur permet pendant leurs études de développer leur réseau, de décrocher un diplôme qui est désiré par le milieu de travail [...], de s’installer dans la région et de contribuer au développement économique de la région., énumère-t-il.

L’importance des étudiants internationaux dans la population étudiante résonne avec la directrice générale du Cégep de Baie-Comeau. Manon Couturier explique que la présence de ces étudiants aide au maintien de programmes, mais également à la région.

Portrait de Manon Couturier dans un bureau.

Manon Couturier, directrice générale du Cégep de Baie-Comeau (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Ce sont des places où on vient contribuer non seulement par notre force humaine d’étudiants qui sont ici pendant les années d’études, mais aussi pour répondre aux besoins de main-d’œuvre de notre région, souligne-t-elle.

J’ai 30 étudiants de moins de l’international cette année. Ce sont 30 personnes de moins qui vont travailler dans nos entreprises, nos PME, nos restaurants, nos supermarchés. Plus nous, on est en santé, plus la communauté est en santé.

Mme Couturier affirme qu’il ne faut pas perdre de vue ces éléments lorsque des décisions politiques sont prises, car, selon elle, elles n’ont pas les mêmes impacts dans les régions plus peuplées, comme Montréal, que sur la Côte-Nord.

Avec certaines informations de Denis Leduc

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