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Cri du cœur d’un travailleur étranger temporaire français établi à Albanel

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Un travailleur étranger d’origine française appelle les politiciens à plus de sensibilité quand il est question d’immigrants bien implantés dans leur milieu alors que le thème de l’immigration fait couler beaucoup d’encre depuis le début de la campagne électorale au Québec.

Lucas Painault a fait parvenir une lettre aux élus pour leur expliquer sa situation personnelle à titre d’immigrant depuis 2021.

Le résident d'Albanel, au nord du Lac-Saint-Jean, est intervenant collectif pour la lutte contre la pauvreté dans la MRC de Maria-Chapdelaine, il est bénévole et s’implique à plusieurs niveaux dans sa communauté. Mais il demeure un immigrant temporaire aux yeux des gouvernements. Il a déposé une demande pour devenir résident permanent.

Mes documents sont envoyés depuis un petit bout maintenant, depuis quelques mois. Je suis toujours en attente d'une réponse. C'est ça, mon but à la base, et depuis toujours en fait depuis que j'ai déménagé ici, c'est d'avoir la résidence permanente. Parce que je suis établi ici, parce que j'ai fondé quelque chose, j'y travaille, j'aime ma ville, j'aime ma communauté, je suis engagé dans plein de choses, fait que ça prenait du sens là pour moi de continuer en fait à vivre ici, a-t-il raconté en entrevue à l’émission Place publique.

Puisqu’il a obtenu un diplôme du Cégep de Saint-Félicien, il a décroché un permis de travail postdiplôme (PTPD) de trois ans. La résidence permanente lui enlèverait du stress, dit-il, et lui permettrait de mieux planifier son avenir.

On ne peut pas s'investir non plus à 100 % dans quelque chose en sachant que peut-être dans un an ou deux on va devoir partir [...] On marche sur le fil en fait en ce moment. C'est assez complexe, a expliqué Lucas Painault.

Une invitation aux élus

Il aimerait que les élus considèrent davantage l’apport des travailleurs étrangers temporaire au moment où le débat sur les seuls d’immigration fait rage dans la campagne électorale.

J'aimerais ça rappeler aussi une chose : derrière ces mots-là, derrière les chiffres, il y a des humains aussi, qui travaillent, qui ont décidé de venir s'établir ici. C'est comme apporter une chose un peu plus humaine que d'être un numéro de dossier.

Ce qu'on attend un petit peu, ce n’est pas un passe-droit, parce que je veux dire, ce ne serait pas juste et équitable, mais ça serait qu'on reconnaisse vraiment l'expérience québécoise, l'enracinement de la personne dans sa communauté, a-t-il poursuivi, rappelant qu’il ne peut voter à l’élection québécoise du 5 octobre prochain.

S’il souhaite de tout coeur demeurer dans la région au terme du processus administratif, il invite aussi les partis politiques à cesser de modifier les règlements liés à l’immigration au gré de leur humeur quotidienne.

C'est un peu démoralisant, puis décourageant parce que les règles changent, les lois changent, les critères d'application changent aussi. C'est toujours de se tenir au courant de ce qui se passe. C'est une incertitude en fait. Ça crée de l'incertitude.

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