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Un des candidats les plus actifs dans la course à la mairie, Brad Bradford, tient mardi soir son premier rassemblement électoral à Etobicoke. L'ancien conseiller du quartier Beaches-East York a lancé sa campagne le 1er mai, se présentant comme un des adversaires les plus redoutables d'Olivia Chow, qui tente de se faire réélire.
Un nouveau sondage de la firme Liaison Strategies, publié mardi matin, montre par ailleurs que Brad Bradford monte dans les intentions de vote. La mairesse de Toronto le devancerait maintenant de seulement 9 points de pourcentage.
Olivia Chow obtiendrait 49 % des voix parmi les électeurs décidés, tandis que le conseiller Bradford en récolterait 40 %, selon les derniers chiffres de Liaison Strategies. En mai, Mme Chow se situait plutôt à 50 % contre 37 % pour M. Bradford.

Alexandre Nanoff affirme que Brad Bradford profite surtout de l'insatisfaction des Torontois avec le travail de la mairesse actuelle Olivia Chow.
Photo : Radio-Canada
M. Bradford prend un peu d’élan, la question est de savoir : aura-t-il assez de jeu ou de temps pour que cet élan-là se concrétise le jour du scrutin, indique Alexandre Nanoff, conseiller principal à Liaisons Strategies.
Neuf points, ça reste toutefois une grosse marge, précise-t-il. Le jour de l’élection, si Mme Chow réussit à remporter 50 % des voix, ce serait quand même un très bon résultat.
Selon lui, le fait que ce soit une course à deux pour l’instant pourrait expliquer la remontée de Brad Bradford dans les sondages. Il croit d'ailleurs que son ascension représente un sentiment d'insatisfaction avec la mairesse plutôt qu'une popularité grandissante du conseiller municipal chez les électeurs.
C'est sûr que 40 % [des personnes sondées] présente une opposition quand même importante, mais à défaut de n'avoir qu'un choix pour contraster Mme Chow.
Il croit aussi que la confirmation de l'ancien maire John Tory en mars qu'il se retirait de la course pourrait avoir joué un rôle.
Méthodologie
La firme de sondage d'opinion publique a interrogé par téléphone un échantillon aléatoire de 1000 résidents de Toronto du 28 au 30 juin. Les données obtenues ont été pondérées pour correspondre aux cibles du recensement de 2021. Pour l'ensemble de l'échantillon, la marge d'erreur est de ± 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
M. Bradford souffre néanmoins d'un déficit de notoriété face à Olivia Chow, souligne le directeur de la firme de sondage, David Valentin. Selon le sondage, 35 % des personnes interrogées ont affirmé ne pas le connaître.
Près de la moitié de la ville ne connaît pas [Brad] Bradford ou ne s'est pas encore fait une opinion sur lui. C'est une opportunité, mais aussi un risque.
Liaison Strategies précise qu'Olivia Chow domine dans le centre-ville, devançant M. Bradford avec 69 % des intentions de vote chez les électeurs décidés contre 23 %. En revanche, M. Bradford mène dans Etobicoke avec 55 % contre 35 %.
La géographie de cette course est très claire : [Olivia] Chow est plus forte dans le noyau urbain, le chemin de Bradford passe par les banlieues, note M. Valentin.
Cependant, toujours selon les chiffres de Liaison Strategies, seule la moitié des répondants approuve du travail de Mme Chow. Il s'agit d'une baisse par rapport au 54 % d'approbation sondée en mai, et son taux le plus bas depuis septembre 2025.
Ce chiffre-là n'est peut-être pas le plus surprenant, mais il devrait sonner l’alarme chez Mme Chow, croit M. Nanoff.
Les Torontois encore indécis
Dans les rues de la métropole, les gens semblent encore indécis, mais force est de constater qu'Olivia Chow bénéficie en effet d’une reconnaissance bien plus ancrée que Brad Bradford.
[Olivia Chow] est extraordinaire et fait tellement un bon travail jusqu'à maintenant. J’apprécie vraiment tout ce qu’elle a fait et j'estime que ses politiques sont fantastiques, affirme Caitlyn Langille, qui assure voter pour la mairesse sortante en octobre.
Paul, rencontré au coin des rues Eglinton et Yonge, dans le nord de la ville, ne sait pas encore pour qui il compte voter.

Paul ne sait toujours pas pour quel candidat à la mairie il compte voter en octobre.
Photo : Radio-Canada
Je veux voir quelqu'un de modéré, qui juge chaque dossier de façon pragmatique, qui a autant à cœur les intérêts des gens à faible revenu que ceux des plus nantis, et qui essaie de prendre des décisions sensées, dit-il.
J'aimerais qu'il y ait du changement, c'est sûr et certain que je ne veux pas de la mairesse actuelle, indique pour sa part Tim, un autre Torontois rencontré.
Postes à pourvoir dans les bureaux de scrutin
Les personnes qui souhaitent se présenter à la mairie de Toronto ont jusqu’au 21 août pour le faire. À l’heure actuelle, 26 personnes ont déposé leur candidature.
L’élection aura lieu le lundi 26 octobre. Depuis mardi, la Ville accepte les candidatures pour pourvoir les postes dans les bureaux de scrutin. Ces emplois sont rémunérés et les candidats doivent être âgés d'au moins 18 ans et être autorisés à travailler au Canada.
Les intéressés peuvent postuler sur la page Web des emplois d'Élections Toronto. (nouvelle fenêtre)


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