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Par Leopold Paitier
Publié le 05/09/2026 à 18h45, mis à jour le 05/09/2026 à 19h57
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Dans la nuit du 24 août, un match de football «improvisé» entre groupes de jeunes mineurs a dégénéré en rixe armée à Saint-Renan, dans le Finistère. Quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans ont depuis été mis en examen pour tentative de meurtre.
Passer la publicité Passer la publicitéIls étaient venus jouer au football, en apportant un véritable arsenal. Dans la nuit du 24 août, aux alentours de 23h30, un jeune homme de 17 ans a été découvert «ensanglanté et grièvement blessé» sur la voie publique à Saint-Renan, dans le Finistère, indique dans un communiqué le procureur de la République de Brest , Stéphane Kellenberg. Et le contexte de ce drame est alarmant.
Tout avait commencé quelques minutes plus tôt à proximité d'un city-stade, où un match de football «improvisé» réunissait plusieurs groupes de jeunes. Une scène des plus ordinaires, qui a pourtant basculé dans la violence. «Émaillée de conflits et d'insultes», la partie a dégénéré en bagarre générale - «un groupe en a agressé un autre après le match», explique le parquet. Lors de cette rixe, des «couteaux», des «gazeuses», des «barres de fer» ou encore des armes de type «airsoft» ont été brandis par les assaillants. La victime de 17 ans a été atteinte par plusieurs de ces armes - présentant notamment «une plaie thoracique.» Pris en charge par les secours, il aurait ainsi souffert «d’une incapacité totale de travail, médicalement fixée à 10 jours.»
Quatre interpellations
Une enquête est immédiatement ouverte par le ministère public pour tentative d'homicide volontaire, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Brest en lien avec celle de Saint-Renan. Grâce à «l’exploitation de vidéos», les enquêteurs remontent le fil de cette soirée, image par image, jusqu’à ce que les éléments soient suffisamment solides pour que la «Gendarmerie nationale, sous la direction du Parquet de Brest» lance une vague d’interpellations, le 2 septembre dernier.
Plusieurs personnes sont ainsi placées en garde à vue alors que l’affaire bascule deux jours plus tard en «tentative de meurtre et complicité.» Au total, quatre mineurs, âgés de 15 à 17 ans, ont été déférés et mis en examen par le juge d’instruction, puis placés sous «un strict contrôle judiciaire», assure le procureur de la République de Brest. «Les investigations vont se poursuivre, notamment en direction de tout protagoniste restant à interpeller», conclut ce dernier.


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