NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À l’école des Perséides de Granby, une vingtaine d’élèves de première et de deuxième année s’affairent autour de l’îlot de la cuisine flambant neuve de l’établissement. Au menu, ils apprennent à cuisiner des petits gâteaux à l’érable.
C’est la première fois cette année que nous cuisinons ensemble, on a voulu rendre l’événement spécial, lance Sara Desrosiers, la technicienne en alimentation qui accompagne les élèves en cuisine depuis trois ans.
Son mandat a commencé à la suite de l’ouverture de quatre nouvelles écoles dans le Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs en 2023.

2:24
Des petits gâteaux à l'érable ont été cuisinés par des élèves de première et de deuxième année.
Photo : Radio-Canada / Katy Larouche
Dans chacune de ces écoles de nouvelle génération, une cuisine est aménagée à hauteur d’enfant.
Sous l'œil attentif de Sara Desrosiers, les petites mains y apprennent à mesurer, à mélanger et à couper les aliments selon les bonnes techniques.
L'intérêt est très, très fort chez la majorité des élèves. Ce sont des gourmands comme nous. Ils adorent manger, mais j'ai l'impression qu'ils sont aussi conscients que ça va leur être utile parce que c'est quelque chose que tout le monde va faire plus tard : se nourrir, acheter des aliments, les cuisiner, explique Sara Desrosiers.

Les élèves apprennent à mesurer les ingrédients secs.
Photo : Radio-Canada / Katy Larouche
C’est mon approche pédagogique préférée
Rapidement, l’enseignante Mélanie McDuff remarque que les avantages dépassent l’acquisition de compétences culinaires.
J'ai des élèves qui ont des problèmes de comportement, puis rendus en cuisine, on ne les entend pas, ils se sentent fiers, ils se sentent compétents.
À l'école des Perséides, la routine s’installe. Madame Sara débarque chaque mois avec son panier de provisions et ses recettes.
Pendant les deux premières années, ç'a été un coup de cœur pour tous les parents, pour toutes les équipes, l'école, donc tout le monde était très, très content de son travail, de son implication, de son énergie, indique la directrice de l’établissement, Marie-Noël Côté.

Sara Desrosiers accompagne les élèves pour casser les oeufs qui entrent dans la préparation de leur recette.
Photo : Radio-Canada / Katy Larouche
Sara Desrosiers adapte son approche au niveau des enfants. Avec les tout-petits, certains ingrédients sont prémesurés et avec les plus grands, le défi est plus relevé. Avec les 5e année, tantôt, on a fait un peu de fractions, donc ça permet de voir certaines notions scolaires en même temps, illustre la technicienne.
Le couperet tombe
Septembre 2025, les élèves rentrent en classe, mais Sara Desrosiers, elle, n’est plus dans la cuisine. Les coupes en éducation annoncées en juin dernier ont précipité la fin d'un projet particulier qui permettait l’embauche de la technicienne en alimentation. Mais pour les quatre écoles qui l'accueillent, il est impensable de perdre les ateliers de Madame Sara.
Madame Sara fait partie de notre famille à l'école. Je pense que tout le monde était prêt à mettre la main à la pâte et à faire ce qu'il fallait pour qu'elle puisse continuer de travailler avec nous.
Les écoles qui la recevaient dans leur cuisine ne sont pas restées les bras croisés. Les enseignantes et la direction ont uni leurs efforts pour éviter que les élèves rangent leur tablier pour de bon.
Plus de 4000 $ amassés
C’est dans la cuisine qu'a mijoté l’idée qui a permis de conserver les ateliers culinaires.
On a fait une campagne de financement alimentaire, on a vendu des produits de l'érable, raconte la directrice de l’école des Perséides.
Avec la contribution de parents, des élèves et du personnel de l’école, l’établissement de Granby a réussi à récolter 4300 $. Une somme suffisante pour permettre à chaque classe d’assister à deux ateliers culinaires d’ici la fin de l’année scolaire.

La technicienne alimentaire Sara Desrosiers est devenue travailleuse autonome pour continuer d'offrir des ateliers dans des écoles de l'Estrie.
Photo : Radio-Canada / Katy Larouche
Pour la technicienne Sara Desrosiers, la transition a impliqué un gros changement : perdre son statut d’employée du centre de services scolaire et devenir travailleuse autonome.
Ç'a été une grosse décision parce que ça venait avec beaucoup d'incertitude. Mais en même temps, j'aime ça parce que maintenant j'ai un peu plus de liberté d'horaire et ça me permet aussi d'aller vers d'autres écoles, souligne-t-elle.
À l’école des Perséides, la campagne de financement devrait être de retour l’an prochain pour que la formule se pérennise.
Un comité prend le relais
Les sommes amassées ne permettent toutefois pas d’amener les enfants en cuisine aussi souvent qu’avant. Chaque élève bénéficie de deux ateliers dans l'année, au lieu des quatre qu'ils suivaient dans le passé. C’est là que des enseignantes de l’école sont intervenues en formant un comité pour continuer d’utiliser la cuisine à son plein potentiel.
Avec l'équipe-école, elles ont développé d'autres façons de continuer de faire vivre la cuisine : des collations chaque semaine, et on a un nouveau projet de ramen une fois par mois, souligne la directrice Marie-Noël Côté.
Je pense que tout le monde s'est vraiment mobilisé parce qu'on voit les bienfaits que ça a pour les élèves sur le plan de la motivation.
Fortes de l’expérience acquise auprès de Sara, les enseignantes se sentent mieux outillées pour animer elles-mêmes des ateliers culinaires.
C'est sûr que le fait d'avoir vu quelqu'un nous expliquer comment, ça nous a ouvert des possibilités, souligne Mélanie McDuff.
Pour l’enseignante, la cuisine devient un prolongement de la salle de classe. En univers social, par exemple, les élèves apprennent à cuisiner la sagamité, une soupe traditionnelle autochtone.

Les enfants alternent les uns avec les autres pour mélanger la pâte à gâteau.
Photo : Radio-Canada / Katy Larouche
Des parents bénévoles viennent s'impliquer parce que c'est sûr qu'avec un groupe de 25 élèves, si tu veux cuisiner, plus tu as de mains et d'yeux pour t'aider, plus c'est facile, concède Mme McDuff.
Si les élèves sont tombés sous le charme de la cuisine, leurs parents aussi ont adopté le concept.
Une fois qu'ils y ont goûté, bien, je pense qu'ils ne voudraient pas qu'on retourne en arrière, conclut-elle.


4 month_ago
15



























.jpg)






French (CA)