Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Côtes-d'Armor. A Lannion, pourquoi ce projet de station d'épuration inquiète des riverains

5 month_ago 40

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un collectif de riverains de la station d'épuration de Lannion s'inquiète : quel impact pour la future installation bien différente du premier projet ? L'Agglo se veut rassurante.

Sur le même thèmeEnvironnement

Article réservé aux abonnés S'abonner

Thomas Vallin habite depuis 2011 dans une maison sur le chemin de halage, face à la station d'épuration.

Thomas Vallin habite depuis 2011 dans une maison sur le chemin de halage, face à la station d’épuration de Lannion. ©Philippe Gestin

Par Philippe Gestin Publié le 3 janv. 2026 à 16h51

Sur les bords du Léguer, derrière un rideau d’arbres, la station d’épuration de Lannion fait entendre son ronronnement quotidien. « 55 décibels », annonce Jean-François Perpère, son smartphone posé sur le rebord de la fenêtre.

Nous sommes juste en face, de l’autre côté de la rivière, chez Thomas Vallin. « On a peur… », dit-il, «…parce que l’on ne sait pas », prolonge Daniel Corvaisier.

Un équipement obsolète

Tous trois font partie du collectif de riverains qui s’inquiète des impacts de la future station d’épuration. Inscrite dans le paysage depuis 1972, l’actuelle accuse le poids des ans. Construite pour 9 000 habitants à l’origine, elle a fait l’objet d’une extension en 2003. Insuffisant pour répondre aux besoins et aux normes exigées, d’autant que « des déversements vers le milieu naturel sont constatés », indique la déclaration d’intention de mise aux normes publiée par Lannion-Trégor Communauté.

Pour 56 000 habitants

Lannion fait donc partie du vaste plan de rénovations des stations d’épuration de l’Agglo, en charge de l’assainissement. La nouvelle unité doit, à terme, traiter les eaux usées et boues pour l’équivalent de 56 000 habitants de Lannion, Ploubezre, Ploulec’h, plus quelques-uns de Petit-Camp en Louannec et de Keringant en Saint-Quay-Perros.

Dès 2010, on savait qu’une rénovation était nécessaire. Aujourd’hui, tout est fait un peu dans la précipitation, car une station non conforme bloque les permis de construire à Lannion. Et cela nous inquiète.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 28 avril 2022, est dévoilé un premier projet aux habitants, qui ont ensuite accès aux plans et à une visite sur le site. Tournant au biogaz, la nouvelle station doit être bâtie sur les coteaux au-dessus de l’actuelle installation, l’Agglo a préempté des terrains pour cela.

Un premier projet entériné

De quoi satisfaire les riverains du Léguer : « Cette implantation éloignait la station de la rivière et des riverains de la rive droite, très impactés par les nuisances de la station actuelle. La biodiversité était mieux respectée, avec moins de terrassement, sans arbres abattus et ni talus rasés, bref elle était plus écologique avec une possibilité d’être cachée par des plantations, détaille Thomas Vallin. On était tout à fait satisfaits. »

Votre région, votre actu !

Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous.

S'incrire

Après l’enquête publique à l’automne 2023, « on n’a plus eu de nouvelles ». Un calendrier classique de procédure d’appel d’offres pour un projet de cette ampleur, « de l’ordre de 27 millions d’euros », rappelle Cédric Seureau, vice-président en charge de l’assainissement à LTC.

Début 2025, les trois candidats ont été auditionnés, notre choix s’est arrêté sur le groupement Stereau. 

Pas de réunion publique possible

Contestée en référé cet été par un candidat non retenu, la procédure est « bloquée un mois et demi », avant d’être finalement validée par la justice. Ouvrant la voie au permis de construire et à une information aux riverains. « Mais la période de réserve électorale démarrait à ce moment-là, nous n’avons pas pu organiser de réunion publique », regrette l’élu communautaire.

Le 3 octobre dernier, le bureau d’études de LTC rencontre néanmoins les élus. C’est là que ces derniers découvrent « que le projet a été entièrement revu ».

L’emplacement changé

La future station « va rester pratiquement au même endroit ». Un plan et une vue 3D « mal proportionnée », disent-ils, dévoilent un hangar à boues décalé vers l’amont, au bord de la route d’accès actuelle, jouxtant les quatre bassins de traitement. La méthanisation a été abandonnée au profit de panneaux solaires.

Cédric Seureau confirme et explique ces changements : 

Il s’avère que le candidat retenu a proposé un projet avec production d’énergie sur place, avec un processus de digestion des boues un peu différent. Tout en jugeant la station trop petite pour un système de méthanisation, remplacé par des panneaux solaires. 

Autre argument fort, « une proposition beaucoup plus sobre en utilisation d’espace, qui permet de garder la station au même endroit, dans l’enceinte actuelle de la station. Une altitude plus haute signifiait aussi un coût en énergie plus élevé ».

Moins de nuisances

Le niveau d’informations apportées est jugé déficient par le collectif de riverains. D’où leurs inquiétudes quant aux conséquences écologiques du futur équipement, situé « sur un site protégé, classé Natura 2000, qui est un spot touristique important ». Et bien sûr quant à l’impact sur leur qualité de vie, voire sur « la dévalorisation de nos maisons ».

Les questionnent fortement les enjeux « d’odeurs, de bruit, de hauteur et d’emplacement des bâtiments ».

Habitant rue François-Mauriac, Daniel Corvaisier se plaint aujourd’hui « d’infrasons la nuit, qui donnent l’impression d’être dans une machine à laver ».

« Je n’ai pas de crainte sur la qualité de traitement » d’un système modernisé, indique Thomas Vallin. Cédric Seureau valide :

Le hangar à boues sera plus optimisé. Tout ce qui fait du bruit va être construit aux normes du neuf. Du point de vue bruit et odeurs, les riverains seront gagnants, sans aucun doute.

Quand à l’impact visuel, l’élu admet que « les bâtiments seront plus hauts et plus visibles que l’existant. Mais moins que si on avait retenu le premier projet sur les coteaux ». Il rassure sur ce point en évoquant le travail de replantation du bocage devant la station « qui ne sera pas trop visible du chemin de halage ».

Pas d’obstruction mais des demandes

Les riverains demandent, dès à présent, d’effectuer les plantations camouflant l’équipement, car « ce pré-verdissement permettra de gagner deux ans de pousse », évalue l’ancien paysagiste Jean-François Perpère.

Autre souhait, ne pas conserver la deuxième sortie de voie prévue sur la route de Loguivy. « Elle permettra d’améliorer la sécurité à l’intérieur du site. Et du fait que les boues seront mieux asséchées, il y en aura moins et donc moins de camions pour les évacuer », répond Cédric Seureau.

De quoi apaiser les préoccupations des riverains ? Ceux-ci ne manifestent aucune virulence dans leurs propos.

On est dans le flou. On ne cherche pas à mettre des bâtons dans les roues, on ne conteste pas le permis de construire. Mais on a envie de savoir. 

Dans ce but, le collectif a rencontré le député Éric Bothorel vendredi 19 décembre 2025.

Au bord du Léguer, des arbres ont été abattus au-dessus de la station. Amorçant un chantier qui doit démarrer au printemps prochain, pour une mise en service attendue à l’automne 2027.

Une vue 3D du nouveau projet de station au bord du Léguer.

Une vue 3D du nouveau projet de station au bord du Léguer. ©DR

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway