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Par Le Figaro avec AFP
Le 29 décembre 2025 à 05h43

Elle aurait également reçu deux sacs Chanel, des bijoux de luxe, une peinture du célèbre artiste minimaliste sud-coréen Lee Ufan, un sac à main Dior et une montre-bracelet.
Passer la publicité Passer la publicitéLes procureurs ont accusé lundi l'ancienne première dame sud-coréenne Kim Keon Hee d'avoir accepté de somptueux pots-de-vin, notamment des œuvres d'art, des bijoux et un sac à main pour un montant total de plus de 200.000 dollars, ainsi que d'ingérence dans les affaires de l'État. L'épouse du président déchu Yoon Suk Yeol avait été arrêtée en août pour une série d'accusations: manipulation de cours boursiers, corruption et violation des lois électorales.
Dans une annonce concluant une enquête de six mois, le procureur Min Joong-ki a déclaré que les institutions sud-coréennes avaient été «gravement ébranlées par des abus de pouvoir» de la part de Mme Kim. L'ancienne première dame (2022-2025) aurait «illégalement interféré dans les affaires de l'État en coulisses, hors de la vue du public», a expliqué le procureur Kim Hyung-geun.
Ils accusent Kim Keon Hee d'avoir accepté des pots-de-vin pour un montant total de 377,25 millions de wons (223.000 euros) de la part d'hommes d'affaires et politiques. Elle aurait également reçu deux sacs Chanel et un collier Graff de la part de la dirigeante de l'église de l'Unification (secte Moon), Han Hak ja. Mais aussi des bijoux de luxe, une peinture du célèbre artiste minimaliste sud-coréen Lee Ufan, un sac à main Dior et une montre-bracelet.
Kim Keon Hee dénonce des accusations «profondément injustes»
L'ancien président Yoon Suk Yeol a nié être au courant de ces transactions lorsqu'il a été interrogé par les enquêteurs, «une affirmation que beaucoup ont du mal à accepter», selon le procureur Kim Hyung-geun.
Début décembre, les procureurs ont requis une peine de 15 ans de prison et deux milliards de wons (1,4 million de dollars) d'amende contre l'ex-première dame, estimant qu'elle s'était placée «au-dessus des lois» et qu'elle avait «collaboré avec une organisation religieuse, mettant ainsi en péril la séparation entre la religion et l'État prévue par la Constitution».
Kim Keon Hee a nié toutes les accusations et les a qualifiées de «profondément injustes». L'ex-président Yoon Suk Yeol avait proclamé une courte loi martiale en décembre 2024, plongeant la Corée du Sud dans une crise politique. Il a été destitué puis arrêté cette année pour des accusations d'insurrection, qu'il nie, marquant la première fois qu'un ancien président sud-coréen et son épouse sont tous deux détenus.
Le tribunal devrait rendre son verdict concernant Mme Kim le 28 janvier.


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