Le festival genevois de cinéma queer Everybody’s Perfect vient de déprogrammer le film Tell Me Everything, une coproduction israélienne, française et britannique, sous la pression de collectifs militants.
Le film se déroule dans les années 1980, pendant l’épidémie de sida. Un garçon de 12 ans découvre la vie homosexuelle cachée de son père. C’est un film personnel sur l’homophobie intériorisée. Ces collectifs l’ont accusé de «propagande sioniste» et de «pinkwashing», c’est-à-dire d’utiliser la cause LGBTQ+ pour embellir l’image d’Israël et faire oublier la politique de son gouvernement. Dans Le Courrier, la directrice artistique du festival dit avoir écarté depuis 2018 plusieurs films israéliens qu’elle jugeait relever du «pinkwashing». Celui-ci n’en relevait pas et les arguments des collectifs ne l’ont pas convaincue. Elle l’a néanmoins retiré pour éviter une polémique. Cela s’appelle de l’autocensure. Et si cette méthode marche une fois, d’autres festivals pourraient plier.


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