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C'est maintenant au tour du ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail du Nouveau-Brunswick, Jean-Claude D'Amours, de briser le silence au sujet des difficultés de l'Association coopérative des pêcheurs de l'île, à Lamèque.
L'usine de transformation de homard et de crabe, qui a accumulé des dettes de 25 millions de dollars, s'est placée à l'abri de ses créanciers à la mi-août.
Le gouvernement provincial s'est montré jusqu'ici relativement discret sur l'avenir de l'usine qui fait travailler environ 360 personnes quand les choses vont bien. Cette discrétion a été relevée par bon nombre de résidents d'Île-de-Lamèque.
Des situations comme ça, il n'y a personne qui veut vivre ça.
Dans la première entrevue qu'il accorde sur cette affaire, le ministre D'Amours s'est montré empathique et a répété à plusieurs reprises que le gouvernement dont il fait partie suit la situation de très près.

Le ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail du Nouveau-Brunswick, Jean-Claude D'Amours, se montre préoccupé et empathique quand il est question des difficultés de l'usine de Lamèque.
Photo : Radio-Canada / Silas Brown
Il assure que son collègue, le ministre des Pêches, Pat Finnigan, reste également très au fait du dossier.
C'est toujours complexe lorsqu'on parle de situations économiques précaires pour une entreprise, comme la situation actuelle, explique M. D'Amours. Ça place tout le monde dans une position d'attente, de voir quelles seront les prochaines étapes, quelle sera la résultante finale de cette situation-là.
Possibilité de jumelage
Le ministre D'Amours assure que les membres du gouvernement ne restent pas les bras croisés.
On a eu des discussions avec certaines entreprises pour essayer de faire un jumelage entre des employés qui sont actuellement affectés et d'autres postes qui sont actuellement disponibles, fait-il savoir.

Durant une réunion des travailleurs au début septembre, Suzanne Noël a éclaté en sanglots à plusieurs reprises. Elle se demande comment elle et son conjoint, qui travaillaient tous les deux à l'usine de Lamèque, vont faire pour survivre l'hiver prochain.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Il indique qu'il a été informé un peu à l'avance de la mauvaise nouvelle qui allait secouer Île-de-Lamèque.
Mes collègues de la Péninsule acadienne m'ont communiqué d'avance, révèle-t-il. Ils avaient eu des échos de la question de la protection de la loi sur la faillite pour la coopérative. Automatiquement, j'ai demandé à mon équipe à Travail NB : préparez-vous, si c'est vraiment le cas. Assurons-nous d'être prêts pour être en mesure de rencontrer les travailleurs s'il y a une situation problématique.
Ç'a un impact sur les gens, sur les familles et sur les communautés.
Ainsi, il suggère aux travailleurs qui ont perdu leur emploi de se rendre aux bureaux de Travail NB pour voir ce qui peut être fait pour les aider. Chaque cas, selon lui, est potentiellement différent.
Le gouvernement attend de voir
Les dirigeants de l'entreprise en difficulté vont bientôt demander un délai à la cour avant de soumettre un plan de relance.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick attend de voir l'évolution de la situation de l'Association coopérative des pêcheurs de l'île avant de décider quelle aide concrète il pourrait apporter aux travailleurs.

Si l'Association coopérative des pêcheurs de l'île devait fermer ses portes pour de bon, ce serait une énorme perte pour la région, selon plusieurs chefs de file de la communauté.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Dépendant de la situation, on sera en mesure de voir quels seront les différentes options et les différents programmes additionnels qui pourraient être mis en place afin d'aider la communauté, précise le ministre.
Jean-Claude D'Amours espère avoir une meilleure idée très prochainement de la suite des choses.
En somme, quand il est question de l'avenir de l'usine, les membres du gouvernement provincial, comme les citoyens et les travailleurs, vivent dans l'expectative.


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