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DÉCRYPTAGE - Depuis l’annonce de l’arrivée imminente de la ministre des Comptes publics à la tête de l’institution, les oppositions fustigent une future première présidente qui risque d’être «juge et partie».
Les Français ont relativement confiance dans la Cour des comptes. Ils se méfient en revanche toujours plus du personnel politique qu’ils jugent, pour 76% d’entre eux, corrompu, selon une enquête du Cevipof publiée ce lundi. Alors, lequel de ces sentiments domine lorsqu’une responsable politique prend la tête de l’institution de la rue Cambon ? Les réactions à l’annonce de la nomination d’Amélie de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics, comme première présidente de la Cour des comptes par l’Élysée semblent indiquer que ce serait plutôt le second.
« Recasage des amis », « scandale », « république des copains »… Les accusations ont fusé sur les réseaux de la part d’anonymes ou de responsables politiques, parfois de premier plan. « Comment la ministre actuelle pourrait aussi donner un avis crédible sur le prochain budget qu’elle a elle-même préparé ? », fait mine de s’interroger le président de la commission des finances de l’Assemblée, Éric Coquerel


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