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La révélation d’un lien gênant avec Mediawan (Xavier Niel, Matthieu Pigasse) a provoqué un black-out parlementaire.
Une enquête née dans un climat de défiance
Instituée en octobre 2025 par le groupe UDR, cette commission scrute l’usage des 3,8 milliards d’euros de redevance. Une part substantielle, 920 millions, est distribuée annuellement à des producteurs indépendants. Mediawan, fondée par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton, en perçoit à elle seule 111 millions, ce qui alimente les interrogations sur d’éventuels passe-droits.
⚠️ Ahurissant ! Alors que près de 50 % du budget du ministère de la Culture est consacré à l’audiovisuel public, la sauvegarde du patrimoine ne représente que 4,5 % des crédits.
Résultat : 67 000 monuments non protégés sont menacés de disparition partout sur le territoire.… pic.twitter.com/arnWloUCB2
— Charles Alloncle (@CHAlloncle) February 5, 2026
Le rapporteur s’appuie sur des faits établis
Charles Alloncle n’a pourtant avancé que des données publiques : le fonds KKR détient bien la majorité du capital de Mediawan. Le député a dénoncé sur les réseaux sociaux une suspension « grave, incompréhensible et inacceptable », réitérant ses critiques le lendemain devant la ministre Rachida Dati. Il a alors contrasté les budgets, opposant les 4,5% alloués au patrimoine aux 50% absorbés par l’audiovisuel.
Les liens personnels du président nourrissent les suspicions
La réaction vive du président Patrier-Leitus interroge. Son parcours le place au cœur du système qu’il est censé examiner : ancien administrateur de Radio France, il siège désormais au conseil de France Médias Monde (qui regroupe France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya). Il y est toujours en poste aujourd’hui. Sa circonscription inclut par ailleurs Trouville, où Pierre-Antoine Capton, cofondateur de Mediawan, possède l’hôtel Faubert. Ces proximités, révélées par Patrice Gibertie, jettent une ombre sur son impartialité.
L’étouffement d’un débat révélateur
Cet incident dépasse la simple escarmouche parlementaire. Il illustre la difficulté à traiter des sujets financiers sensibles lorsque le président de la commission est partie prenante du réseau. Alors que la commission s’apprête à aborder les questions de financement, on peut craindre que la transgression de certains tabous ne déclenche de nouvelles tentatives de censure, non plus seulement dans l’hémicycle, mais peut-être aussi sur les plateformes numériques qui permettent la diffusion de ces informations.


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