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Condamné pour enlèvement, un père défend « son acte de protection parentale »

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Michael Gordon Jackson, un Saskatchewanais, a été reconnu coupable d’avoir enlevé sa fille en 2022 pour éviter qu’elle ne soit vaccinée contre la COVID-19. Il affirme que son geste n'est pas un crime, mais plutôt un acte de protection parentale. Alors que la Cour d’appel de la Saskatchewan examine sa cause, Michael Gordon Jackson explique ses motivations et sa frustration face à un système judiciaire qui, selon lui, le laisse sans recours.

Le principal grief de Michael Gordon Jackson concerne les directives données au jury lors de son procès en 2024. Selon lui, la juge a commis une erreur fondamentale en empêchant le jury de considérer la défense de nécessité (article 283 du Code criminel).

Un parent a le droit de protéger son enfant s'il croit qu'il est exposé à un danger imminent, soutient-il.

Michael Gordon Jackson affirme que la juge a agi de manière anormale en disant au jury qu'il n'avait aucun argument valide. Il estime que le test de réalité appliqué à ses actions a été strict, ne laissant aucune place à la subjectivité de sa crainte en tant que parent.

Pour Michael Gordon Jackson, la décision d'emmener sa fille de 7 ans en Colombie-Britannique pendant près de trois mois n'était pas planifiée, mais dictée par l'urgence de la situation.

Il explique avoir consulté les rapports d'effets secondaires sur le site de Santé Canada et qu'il ne voulait pas que sa fille, qui était en parfaite santé, soit exposée au moindre risque.

Je ne voulais pas que ma fille souffre de myocardite ou de réaction allergique. Je n'étais pas prêt à accepter un seul préjudice, affirme Michael Gordon Jackson.

Il compare sa situation à celle d'un parent qui interdirait à son enfant de se baigner dans un lac en raison d'un courant dangereux : même si le risque n'est pas certain, la simple possibilité du danger justifie l'intervention du parent, selon lui.

Un lourd tribut personnel

Michael Gordon Jackson dénonce également la sévérité de son traitement.

Il a passé un an en détention au Centre correctionnel provincial de Regina, un établissement qu'il qualifie de l'un des plus violents au pays.

Bien qu'il ait déjà purgé l'équivalent de sa peine de prison, Michael Gordon Jackson conteste les deux années de probation et les travaux communautaires qui lui ont été imposés, les qualifiant de punitions irrationnelles.

Sa plus grande peine reste toutefois le fait qu'il a perdu tout contact avec sa fille.

Depuis mon arrestation en 2022, je ne lui ai pas parlé. Cela fait plus de quatre ans, déplore Michael Gordon Jackson. Il soutient que le tribunal l'empêche d'avoir une relation avec elle, malgré l'absence d'accusations de maltraitance physique.

Michael Gordon Jackson ne compte pas s'arrêter à la Cour d'appel. Il envisage déjà de poursuivre son combat devant la Cour suprême du Canada.

Pour lui, l'enjeu dépasse son propre cas, car il s'agit de savoir si un parent a le droit ultime de décider de ce qui est le mieux pour son enfant, ou si ce pouvoir appartient désormais aux tribunaux et au gouvernement.

Avec les informations de Sabrina Lakhouch

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