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Par Le Figaro avec AFP
Le 23 décembre 2025 à 12h20
Plusieurs personnes auditionnées se sont plaintes de la «déformation» de leurs propos, notamment dans des publications du rapporteur Charles Alloncle sur les réseaux sociaux.
Passer la publicité Passer la publicitéLe président de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, a indiqué ce mardi 23 décembre avoir suspendu l'envoi des convocations aux auditions après une multiplication d'incidents, dans l'attente d'une réunion après les fêtes, destinée à retrouver un «cadre digne, sérieux et respectueux». «Il ne s'agit pas d'une suspension de la commission ou de ses travaux, qui reprendront. Mais nous avions fixé des règles et celles-ci ne sont pas toujours respectées», a déclaré le député Horizons, confirmant une information du Monde.
«J’ai convoqué une réunion du bureau le mardi 6 janvier à 16 heures à laquelle le rapporteur, les membres du bureau et un représentant par groupe politique participeront», a indiqué dans un communiqué Jérémie Patrier-Leitus, précisant que les convocations reprendraient ensuite. «Il faut un socle minimal de règles partagé par tous pour que ces travaux se déroulent dans un cadre digne, sérieux et respectueux», a-t-il ajouté.
Les travaux de la commission, créée à la demande de l'UDR, parti allié du RN qui prône la privatisation du service public de l'audiovisuel, se déroulent depuis leur lancement, fin novembre, dans un climat très tendu. Auditionnée quelques jours plus tôt, la présidente de Radio France Sibyle Veil a déploré, dans un courrier aux membres de la commission, les «déformations publiques» de ses propos tenus en audition. Elle vise ainsi des publications sur X de son rapporteur, le député UDR Charles Alloncle. Le président de la commission lui a rappelé à plusieurs reprises qu'elle ne devait pas se transformer en «procès» de l'audiovisuel public.
Lors des auditions des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, plusieurs élus de gauche avaient réclamé d'«arrêter (le) spectacle», dénonçant une «tentative d'humiliation» de la part du RN et de l’UDR. Les deux journalistes ont été au centre des critiques après la diffusion d'une vidéo enregistrée à leur insu où ils sont au restaurant avec des cadres du Parti socialiste.


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