La dégénérescence fronto-temporale (DFT) d’Olivier Ponsinet a été diagnostiquée en août 2023. «Il n’est plus capable de travailler, de se concentrer et de comprendre ce qu’il fait», témoigne sa femme, Céline Ponsinet. Cette perte d’autonomie, irrémédiable, a totalement chamboulé son quotidien et celui de ses deux enfants, ce qui a obligé la famille à recourir à une prise en charge spécialisée. «J’ai envoyé des demandes tout au long de l’année 2023», retrace-t-elle lors d’un trajet en voiture commencé à Laon (Aisne, entre Reims et Amiens), où habite sa mère, et achevé deux heures plus tard au Clocher de Vie, à Solre-sur-Sambre, en Wallonie belge, où son mari est accueilli. «Certains établissements ne m’ont pas répondu, d’autres m’ont envoyé un refus en disant qu’ils n’avaient pas de places ou ne prenaient pas en charge la pathologie d’Olivier. Et les listes d’attente étaient déjà pleines.»
Finalement, une expérience temporaire jugée ratée dans un établissement spécialisé en France la convainc d’étudier les solutions de l’autre côté de la frontière, alors même qu’elle réside à Courances, dans l’Essonne, en banlieue parisienne. Désormais, 300 kilomètres et quatre heures de route séparent Olivier Ponsinet du reste de sa famille.


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