Depuis quand Ridley Scott est-il devenu un fléau du 7e art? Peut-être bien que le ver était dans le fruit dès le début, impressionnante trilogie inaugurale (Les Duellistes, Alien, Blade Runner) dont le style/design frappant masquait encore l’obsession morbide et la matrice publicitaire. A 88 ans et une vingtaine de films douteux plus tard (Black Hawk Down, Cartel, Gladiator II, etc.), nous arrivons à l’heure du bilan et il n’est pas terrible. Si son 30e long métrage, The Dog Stars prend parfois des accents testamentaires, c’est bien là son principal intérêt, tant un manque de conviction apparent signale par ailleurs un film de plus entrepris juste pour survivre.
Au départ se trouve un roman d’anticipation d’un écrivain de l’Ouest, Peter Heller, qui n’est déjà pas Jim Harrison ou Cormac McCarthy. Nous voici vers 2035 et l’humanité a été décimée par quelque virus. Chanceux, le jeune mécanicien Hig (Jacob Elordi) a trouvé refuge sur un aérodrome perdu dans les montagnes Rocheuses. Pilote expérimenté, il fait des incursions en Cessna jusqu’à Denver, Colorado, pour rapporter le nécessaire vital. Pour se protéger des maraudeurs, il peut compter sur son partenaire Bangley (Josh Brolin), un vétéran expert en armes et en tactiques de survie qui tire sans sommation pour défendre leur périmètre. Mais le jour où Hig perd son chien fidèle, cette existence ne lui suffit plus: il décide de partir en quête de l’origine d’un faible message radio émis du côté de Grand Junction, laissant Bangley seul à son «rêve américain».


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