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Comment observer les Bootides de juin ?

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Le ciel nocturne québécois pourrait être teinté de météores : jusqu’au 2 juillet et particulièrement le 27 juin, la pluie de météores des Bootides de juin bat son plein. Mais bien que ce phénomène soit constant d’année en année, sa quantité de météores et son intensité sont complètement aléatoires, prévient Olivier Hernandez, directeur du Planétarium.

« Il est arrivé quelques fois — la dernière fois, c’était en 1998 — où il y a eu effectivement une pluie spectaculaire, mais dans les dernières années, il n’y a presque rien qui se passe. On parle de peut-être au maximum de 3-4 météores par heure sous un ciel pas du tout pollué », explique l’astrophysicien, en notant qu’il n’y a aucun moyen de savoir à l’avance si la pluie de météores sera importante ou non.

Dans un ciel comme celui de Montréal, les chances d’observer un météore en tournant les yeux vers le ciel nocturne sont donc faibles. « Il y a plus de chances de voir ce qu’on appelle des sporadiques, des météores qui passent aléatoirement, que cette pluie », souligne M. Hernandez.

À cette faible fréquence s’ajoute la durée des nuits astronomiques qui sont particulièrement courtes dans l’hémisphère nord puisque le solstice d’été vient d’avoir lieu. « Les premières lueurs du soleil arrivent très tôt, vers 2 h 28 en ce moment, dans ce qu’on appelle l’aube astronomique. Et le crépuscule est autour de 23 h 30. On a vraiment une très petite fenêtre de luminosité qui est intéressante. »

L’éclat de la Lune, qui sera plus important dans les prochaines nuits en raison de l’arrivée d’une pleine lune le 29 juin, vient aussi compliquer l’observation de météores, poursuit Olivier Hernandez.

Un phénomène qui en vaut la peine ?

Mais pour le directeur du Planétarium, si l’on se trouve dans un lieu « où la qualité du ciel est excellente », comme la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic, observer les Bootides de juin peut en valoir la peine, ne serait-ce que pour « profiter de la nature et de la beauté du ciel » en voyant ici et là potentiellement quelques météores.

L’on peut d’ailleurs compter sur les Bootides de juin pour apparaître dans le ciel environ au même moment chaque année, car l’on aperçoit cette pluie de météores lorsque la Terre traverse le nuage de poussière laissé par des comètes. « Donc, ça revient de façon périodique », indique M. Hernandez.

« Ce qui vient vraiment dans l’atmosphère, c’est ce qu’on appelle des météoroïdes, détaille-t-il. Ce sont ces petits morceaux de poussière qui sont libres dans le système solaire et que la Terre rencontre. Quand ils rentrent en contact avec notre atmosphère, parce qu’ils vont très vite — on parle de quelque chose qui va à peu près entre 100 000 à 250 000 km/h —, les couches d’air se compriment, ça crée un plasma autour d’un météoroïde et il devient lumineux. Et c’est cette luminosité-là qu’on appelle un météore, en fait, ou une étoile filante, si on utilise le mot plus poétique. »

Si de petits morceaux réussissent à survivre à leur passage en atmosphère, « ce qu’ils n’arrivent pas à faire généralement parce qu’ils sont trop petits », on parle de météorites, poursuit M. Hernandez.

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