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«Comme si Jésus revenait», «Je me sens très mal», «Le meilleur, ce sera moi»... les phrases chocs de l’année sport

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RÉTRO 2025 - Qui dit exploits sportifs, émotions ou séquences savoureuses, dit aussi coups de colère, de panique ou échanges musclés hors terrain. La preuve avec ces phrases qui ont marqué l’année 2025.

«Non, je ne suis pas à la retraite» (Didier Deschamps, Le Figaro, 13 février)

Comme annoncé dans nos colonnes le 7 janvier dernier, Didier Deschamps a décidé d’arrêter son aventure en équipe de France à l’issue de la Coupe du monde 2026. Le 13 février, il reçoit le Figaro, et deux autres médias, sur la Côte d’Azur pour livrer sa vérité et s’expliquer. L’ambiance est détendue, le sélectionneur léger, taquin mais aussi sérieux quand il s’agit d’égrainer les défis qui lui font face avant de tirer sa révérence. Questionné sur le fait de savoir si «le mot retraite fera partie de son vocabulaire», l’intéressé se redresse sur son fauteuil et fixe son interlocuteur. Avec fermeté. Comme piqué dans son orgueil.

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«Non, je ne suis pas à la retraite. J’arrête, mais je ne suis certainement pas à la retraite. Des personnes me disent « vous allez prendre votre retraite ». Non, non ! J’arrête quelque chose qui a été merveilleux pendant de nombreuses années, mais je ne pars pas à la retraite. (...) La suite ? Ce sera différent, forcément, mais très bien. Je ne vais pas passer dans d’autres domaines que je ne maîtrise pas. Je déciderai par rapport à ce que l’on pourra me proposer. Il y a plein de possibilités.» Une sélection étrangère ? Non. Un club comme le PSG ou à l’étranger ? «Je ne ferme aucune porte.» Fin des Bleus mais pas du reste. Un sujet qui reviendra sur la table bien plus vu qu’on ne le croit.

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«Pogacar est à la fois le beau et la brute du cyclisme moderne»

« Pogacar  est à la fois le beau et la brute du cyclisme moderne. Il rend le cyclisme beau à regarder, parce qu’il est aussi fort qu’Eddy Merckx et qu’il pulvérise tous les records. Le côté moche, c’est que vous prenez le départ d’une course en sachant qu’il est quasiment impossible de le battre », a résumé Alberto Bettiol (Astana) au site Cyclingnews. 20 succès en 2025 (parmi lesquels les Strade Bianche, la Flèche wallonne, le Critérium du Dauphiné, le Tour de France ou les championnats du monde et d’Europe) et la performance inédite d’être monté sur le podium de tous les Monuments de l’année (1er du Tour des Flandres, de Liège-Bastogne-Liège et du Tour de Lombardie, 2e de Paris-Roubaix, 3e de Milan-San Remo), Tadej Pogacar (27 ans ; UE Team Emirates) a, une nouvelle fois, dominé la saison cycliste. Entre admiration et lassitude quand la domination vire à l’usure, que l’exploit devient banal, que les échappées étranglent invariablement le suspense. Intouchable et isolé. Rendu fort et fragile par une domination (la sienne et celle de son équipe) outrageuse.

«La première Ligue des champions est toujours la plus difficile à gagner» (Luis Enrique)

Quelques semaines après le sacre en Ligue des champions, le PSG de Luis Enrique attaquait sa nouvelle campagne européenne avec l’ambition «de marquer l’histoire à nouveau» et donc de soulever à nouveau la Coupe aux grandes oreilles en 2026. De l’appétit et une certitude dans l’esprit du technicien espagnol de 55 ans, interrogé en conférence de presse avant PSG-Atalanta (4-0) : «La première Ligue des champions est toujours la plus difficile, parce que les joueurs ne pensent pas qu’ils sont capables de la gagner. Les supporters non plus. Mais on a montré le chemin. Maintenant, tout le monde, y compris les jeunes, veut gagner la C1 parce qu’ils ont vu la saison dernière qu’ils sont capables de le faire. Évidemment que ce sera dur, seulement quelques équipes l’ont fait. Mais la première est plus difficile que les autres. J’espère qu’avec notre mentalité, on essaiera de retrouver notre très haut niveau et qu’on fera une belle compétition». Jusqu’ici, tout va bien pour Paris.

«Galthié a été à la fois le meilleur entraîneur que j’ai eu, mais aussi la plus grande merde sur le plan humain» (Fred Quercy)

Une déclaration choc qui a animé la rentrée du Top 14. Lors de la causerie de rentrée de la Ligue, Fred Quercy, capitaine du promu Montauban, lâche un scud au site Rugbypass. «Fabien Galthié a été à la fois le meilleur entraîneur que j’ai eu, indiscutablement - et pourtant j’en ai eu des bons dans ma carrière - mais aussi la plus grande merde sur le plan humain.» Les deux hommes s’étaient côtoyés au club de à Montpellier entre 2010 et 2012. Sylvain Deroeux, secrétaire général de la Fédération française de rugby, avait saisi la Ligue pour «atteinte à l’intérêt supérieur du rugby». La licence du troisième-ligne tarn-et-garonnais avait été temporairement suspendue par la FFR avant que son avocat ne fasse finalement annuler cette sanction. L’histoire fait évidemment grand bruit. Mais le joueur de 34 ans n’écope finalement que d’un blâme et d’une amende de 3.000 euros avec sursis après son audition devant la commission de discipline de la LNR. Finalement, beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Fabien Galthié fera une sorte de mea culpa dans Sud Ouest : «Je suis encore en train d’essayer de m’améliorer, de progresser. Et là-dessus, je suis sans concession dans mon autocritique. Ce qu’il dit, je peux l’entendre et je peux le comprendre.»

«C’est comme si Jésus revenait sur terre !» (Le rappeur brésilien Mano Brown sur le retour de Neymar à Santos)

Le 30 janvier dernier, Neymar annonçait son retour dans son club formateur de Santos, chez lui, au Brésil. Un an après avoir quitté le Paris Saint-Germain pour rejoindre le club saoudien d’Al Hilal pour 90 millions d’euros, le meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao (79 buts) revenait au pays après l’avoir quitté en 2013 pour Barcelone. Pour ce retour, le club n’avait pas fait les choses à moitié. Vidéo du roi Pelé avec l’intelligence artificielle, présentation spectaculaire, des supporters en folie... La totale. Le rappeur local, Mano Brown, avait eu le culot de comparer le joueur de 33 ans... à Jésus. «Neymar de retour à Santos, c’est comme si Jésus revenait sur terre !» Le résultat ? Pas celui espéré. Celui qui a pris le numéro 10 de la légende Pelé a connu de nombreuses nouvelles blessures et a déçu de nombreux fans par ses prestations mitigées. Néanmoins, de retour sur les terrains en cette fin de saison 2025, Neymar a participé à la folle remontée en championnat de son équipe, qui s’est sorti du piège de la relégation. Santos et Neymar seront bien en première division la saison prochaine.

«Le meilleur joueur de la NBA ? Ce sera moi» (Victor Wembanyama)

Victor Wembanyama n’a pas sa langue dans sa poche. Et il n’hésite pas à dire ce qu’il pense, même si cela peut paraître arrogant aux yeux de certains. Le phénomène de San Antonio n’en a que faire. Et généralement, il assume sur le parquet… Interrogé par ESPN avant son retour à la compétition, mi-décembre, avant une victoire en forme d’acte fondateur contre les champions sortants d’OKC, il lui a été demandé de désigner le meilleur joueur de la NBA depuis le début de la saison. «Nikola Jokic est le meilleur joueur… en attaque, mais pas le meilleur joueur tout court. C’est dur à dire… Je pense que ça se joue entre Giannis Antetokounmpo et Shai Gilgeous-Alexander. Mais quand je reviendrai sur le parquet, je pense que ce sera moi», a-t-il souri. Arrêté dès le mois de février avec une thrombose veineuse à l’épaule droite, «Wemby» a démarré la saison en cours en fanfare avant d’être rattrapé par une blessure au mollet. Il a passé un mois à l’infirmerie.

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«La justice dans le tennis n’existe pas» (Nick Kyrgios)

Quand Nick Kyrgios lâche sur X que «la justice dans le tennis n’existe pas», il ne vise pas seulement un cas, mais un système. Sa colère, déclenchée par une sanction jugée dérisoire infligée à Jannik Sinner après son affaire de dopage, agit comme un révélateur brutal : le tennis mondial prétend à l’exemplarité, mais pratique trop souvent l’arrangement. Derrière les discours lénifiants sur l’éthique et l’égalité de traitement, subsiste une hiérarchie tacite où le statut protège, et où la star bénéficie d’une indulgence que l’anonyme n’obtiendra jamais. Kyrgios, grande gueule autant que trublion, met les pieds dans le plat là où d’autres préfèrent détourner le regard. Son propos choque parce qu’il dit tout haut ce que d’autres murmurent dans les vestiaires. En 2025, cette phrase claque comme une accusation : le tennis veut être un sport juste, mais refuse encore d’en payer le prix.

«Je me sens très mal. Très mal » (Lewis Hamilton)

Toute la détresse l’un Lewis Hamilton en perdition avec la Ferrari. Sixième du championnat du monde, le Britannique n’a été que l’ombre de lui-même avec zéro podium en 2025. La chute du plus grand pilote de l’histoire. «Ça a été ma pire saison jamais vécue. Peu importe ce que j’essaie de faire, ça va de plus en plus mal. J’essaie tout ce que je peux. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la voiture», a-t-il lâché après un cauchemardesque Grand Prix de Las Vegas.

«La Ryder Cup n’est pas une histoire d’argent ou de points mondiaux» (Luke Donald)

Pour la troisième fois lors des quatre dernières éditions, le Vieux continent a dominé l’équipe américaine dans le duel golfique mythique par équipes. Le tout «gratuitement» et sur le sol US. Pour la première fois les joueurs américains ont été payés pour jouer la Ryder Cup. Les Européens, eux, n’ont rien réclamé. Moins forts individuellement, ils ont encore fait parler leur esprit d’équipe en dominant largement les doubles. En préambule, leur capitaine Luke Donald avait soufflé : « Nous sommes remplis d’énergie, une énergie qui ne peut être achetée. La Ryder Cup n’est pas une histoire d’argent ou de points mondiaux, c’est une histoire de fierté. »

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