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Au Collège Jean Tabi de Yaoundé, le ton est donné dès l’entrée. Sur un écriteau accroché à l’établissement, une phrase interpelle, « je suis acteur de mes études, je fais des essais, j’accepte de me tromper ». Cette culture disciplinaire, propre aux collèges confessionnels, s’appuie sur trois piliers, le travail, la discipline et la prière.
Une organisation millimétrée du quotidien scolaire
Le Collège Jean Tabi, comme d’autres établissements confessionnels, fonctionne selon des orientations claires du ministère des Enseignements secondaires. Chaque heure passée en classe se veut un moment d’apprentissage véritable. Les évaluations sont organisées chaque semaine.
Le niveau d’exigence, lui, est censé progresser au fil de l’année. Selon Gabriel Serge Ndzomo Amagna, principal de l’établissement, la formation intégrale reste l’objectif. « Nous mettons l’accent sur la formation intégrale », explique-t-il. Au Collège François-Xavier Vogt, la même culture d’excellence prévaut, mais avec un accent particulier sur la recherche de solutions adaptées.
Cette tradition remonte à plusieurs générations. Les enseignants et les élèves sont associés à la recherche de solutions, dans un esprit de continuité.
Difficile de ne pas y voir une méthode qui a fait ses preuves ailleurs. Au Collège François-Xavier Vogt, l’entrée se fait sur concours, avec une sélection exigeante en amont. Une fois admis, les élèves bénéficient d’un accompagnement constant, selon Didier Nyongo Ndoua, vice-principal de l’établissement.
Un suivi qui ne s’arrête jamais vraiment
Les parents sont associés au suivi de la scolarité. Ça pose question sur la charge que ça représente pour certaines familles, mais personne ne s’y est vraiment opposé jusqu’ici. Les enseignants peuvent être mobilisés en cas de besoin, et la psychologie de l’établissement intervient quand des difficultés personnelles risquent d’affecter le parcours scolaire.
À la fin de chaque trimestre, les responsables de classe présentent leurs forces et leurs faiblesses devant un conseil. Le suivi des élèves se poursuit bien au-delà des salles de classe. « Coordonnateurs, préfets, responsables des emplois du temps, responsables des cycles et encadreurs pédagogiques travaillent en synergie pour assurer le bon déroulement des enseignements et du système d’évaluation », confie l’abbé Pierre Frédérique Omgba.
C’est un modèle qui repose sur la rigueur, mais qui interroge aussi sur sa capacité à s’adapter à tous les profils d’élèves.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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