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Clémentine Célarié, présidente du jury à La Rochelle : «Je veux être prise aux tripes, emportée, séduite»

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Publié le 16/09/2026 à 11h25, mis à jour le 16/09/2026 à 12h04

Clémentine Célarié lors de la cérémonie d’ouverture du Festival de la fiction de La Rochelle.

Clémentine Célarié lors de la cérémonie d’ouverture du Festival de la fiction de La Rochelle. Castel Franck/ABACA

ENTRETIEN - La comédienne va juger les unitaires et séries en compétition au festival de la fiction qui a débuté mardi 15 septembre. Elle a rencontré la presse pour en dire plus sur son approche.

Les festivals lui vont si bien. Elle a obtenu le Prix d’interprétation à SériesMania en 2023 pour Les Randonneuses  puis à La Rochelle en 2025 pour Le Diplôme.  Clémentine Célarié fait son retour dans la préfecture de Charente-Maritime cette année comme présidente du jury. Après un discours un brin dispersé mais chaleureux, drôle, engagé et aussi haut en couleur que son caractère et sa tenue lors de la soirée d’ouverture, la comédienne, à l’affiche du film Si tu penses bien de Géraldine Nakache, s’est confiée sur sa mission.

TV MAGAZINE. - Qu’est-ce qui fait la différence et qui suscite l’effet «waouw» quand vous regardez une fiction ? 
Clémentine CÉLARIÉ. - L’émotion. Le fait d’être touchée. Un film, c’est comme quelqu’un qui vous prend par les tripes, qui vous séduit, qui vous accroche, qui vous charge, qui vous emporte par sa singularité, vous voyez. Je ne regarde rien, je n’analyse pas, je dis oui, là, non, non. Mais il faut que j’y croie complètement.

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Mais qu’est-ce qui fait que vous êtes emportée ?
Il faut qu’il y ait une vérité, quelque chose de vraiment sincère, profond, sentir l’implication totale des auteurs, des acteurs. J’ai eu la chance, là, récemment, de tourner une série pour Arte, réalisée par Katell Quillévéré et Hélier Cisterne. J’avais une scène avec Vincent Macaigne qui m’impressionne beaucoup. On dit parfois qu’il est dur, hyperexigeant mais non c’est juste qu’il ne joue pas, il incarne la situation totalement. Mais à un point, ça m’a fait du bien. C’est viscéral. Être sur un plateau est sa place absolue. Je ne me compare pas à sa qualité de jeu mais moi non plus, je ne suis pas bonne dans la réalité !

Que vous a apporté l’âge ?
La maturité de jouer certains rôles, comme cette femme qui subit des violences conjugales dans Le Diplôme. La maturité, chez une actrice ou un acteur, c’est essentiel. Moi, j’ai vécu ces violences. C’est une forme de richesse. Je ne souhaite à personne de... Mais tant qu’on n’en meurt pas, car il faut dire les choses comme elles sont, cette expérience est une forme de richesse. Et je ne veux pas qu’on me l’enlève. Et puis on est plus libre, parce qu’on n’a pas peur. On a moins peur, en tout cas. On a de moins en moins peur.

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