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FIGAROVOX/TRIBUNE - Après les violences à Tirana depuis le 13 octobre, l’Union européenne devrait signifier sans détour à Edi Rama, premier ministre albanais, que l’élargissement suppose de réduire la corruption, plaide le professeur de sciences politiques à Sciences Po.
Passer la publicitéChristian Lequesne est professeur de science politique à Sciences Po. Dernier livre : La France et l’Union européenne (avec T. Chopin, dir.), Presses de Sciences Po.
Depuis le 13 octobre, Tirana, la capitale de l’Albanie, est le théâtre d’émeutes de rues qui se sont traduites par la destruction et l’incendie de bâtiments et d’infrastructures publics et privés. Ces émeutes sont différentes de la situation française actuelle. En France, les manifestations sont parties des lycéens qui critiquaient les mauvaises conditions de travail dans certains établissements publics. Elles ont été renforcées par les étudiants, puis récupérées par l’extrême gauche, qui a instrumentalisé le malaise de jeunes citoyens des périphéries urbaines, souvent désocialisés. Ce sont ces derniers qui n’ont hélas pas hésité à commettre pillages et vols dans les magasins.
En Albanie, les manifestations ont été pacifiques pendant quatre mois. Elles ont débuté avec de jeunes urbains, souvent éduqués, qui veulent en finir…


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