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Chenilles processionnaires dans les Yvelines : faut-il déjà redouter une prolifération pour l’an prochain ?

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La moitié du sud du département des Yvelines tente de survivre à l’invasion des chenilles processionnaires. Faut-il déjà craindre pour 2027 ? On a consulté des sites spécialisés.

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Chenille processionnaire

Rambouillet (Yvelines) a été envahi par la chenille processionnaire en ce mois de mai 2026. Faut-il déjà craindre une explosion de la population l’année prochaine ? ©François Desserre

Par François Desserre Publié le 2 juin 2026 à 6h16

Elle en a démangé des bras, des dos et des jambes… La chenille processionnaire fait des ravages dans le sud du département des Yvelines en ce mois de mai 2026. L’aubaine a été pour les pharmacies. Le reste a généré colère et agacement. Colère lorsque les habitants de Rambouillet ont appris que le centre commercial du Bel-Air n’avait réagi que tardivement, probablement motivé par l’inquiétude générale.

Sur les chênes de son parking, on ne voyait plus les troncs tellement il y en avait. 78actu en a témoigné en vidéo.

@78actu

#CapCut

♬ son original – 78actu – officiel

Dans la foulée, la mairie de Rambouillet et de nombreuses communes voisines ont déclenché des opérations de piégeage et d’interdiction de certains espaces. Finalement, face à l’ampleur du phénomène, le préfet des Yvelines a carrément fermé au public tout un secteur de la forêt.

Faut-il déjà craindre pour l’année prochaine ? La question est légitime, si l’on s’abandonne à une logique facile.

Si l’année 1 a été record, cela signifie qu’il y aura potentiellement plus de papillons pour pondre et donc produire encore plus d’individus l’année 2. Pas forcément comme l’expliquent plusieurs études de l’Inrae ou encore de l’ONF.

Lors d’une année de forte pullulation…

En juillet / août, les papillons de la processionnaire du chêne vont sortir des nids. Puis les femelles vont pondre entre 100 et 200 œufs, à la cime. Ils y passeront l’automne et l’hiver.

Au printemps, les œufs vont éclore en même temps que les bourgeons vont s’ouvrir. Les feuilles tendres deviennent la nourriture des larves. Plusieurs stades plus tard, elles vont devenir urticantes et vont tisser des nids contre le tronc ou les branches les plus importantes. Le tout sans jamais descendre au sol.

Dans le cas de la processionnaire du chêne, une année peut ne pas du tout ressembler à une autre. Un printemps précoce et c’est l’explosion grâce à une nature trop généreuse. Un gel tardif et c’est la fin. Les jeunes chenilles ne peuvent manger ni l’écorce ni les feuilles anciennes. Elles meurent.

Autres régulateurs, certains insectes parasites. Lors d’une année de forte pullulation, ils se multiplient si vite que l’effondrement devient mécanique l’année suivante.

« À court terme, seuls les ennemis naturels (mésange, mouche tachinaire, calosome…), combinés à une surpopulation de la chenille, sont susceptibles de réguler sa prolifération : trop nombreuses, les chenilles meurent de faim et ne peuvent pas terminer leur cycle pour donner naissance à un papillon »,

La cousine du pin est différente

Pour sa cousine du pin, la partition n’est pas tout à fait la même. En ce début de mois de juin, elle procède à un enfouissement sous terre tuilé avec les premiers vols qui vont déclencher la reproduction et la ponte.

Elle va alors tisser ces énormes nids que l’on voit en hauteur pour y passer l’hiver au chaud. Au début du printemps, elle va quitter l’arbre pour aller s’enfouir sous terre pour se transformer en chrysalide puis sortir et aller pondre des centaines d’œufs.

Chaque année ne se ressemblera pas. Certaines vont connaître une explosion grâce à une météo trop douce. Puis la population va s’effondrer à cause du manque de nourriture, des maladies ou des parasites. Et des prédateurs comme le coucou, la huppe fasciée et la fidèle mésange.

Pour aider les collectivités comme les particuliers, l’Inrae a mis à disposition un guide pour se protéger. On y retrouve cette idée de poser des nichoirs à mésanges. Un couple et sa portée peuvent en consommer entre 3 et 6 kg par an.

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