Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Chauffeurs Uber : un an après la loi ontarienne, des protections jugées insuffisantes

2 day_ago 25

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un peu plus d’un an après l’entrée en vigueur en Ontario de la Loi sur les droits des travailleurs de plateformes numériques, une représentante de travailleurs et une chercheuse spécialisée estiment que plusieurs problèmes persistent.

Cette loi avait pour objectif principal de garantir le salaire minimum, hors pourboires, aux travailleurs utilisant des applications comme Uber, Lyft, Deliveroo ou encore Skip the dishes. Cependant, pour Earla Phillips, conductrice pour Uber et Lyft depuis 11 ans et vice-présidente de la Rideshare Drivers Association of Ontario, c’est loin d’être le cas.

En effet, le salaire minimum est uniquement garanti pour le temps de travail engagé, soit entre l'acceptation d'une course et son accomplissement, laissant de côté les périodes d'attente entre deux courses. Selon Mme Phillips, ce temps d’attente non rémunéré peut représenter jusqu’à 50 % de la journée de travail d’un chauffeur utilisant ces plateformes. Certains emploient plusieurs applications à la fois pour compenser une partie de ce temps perdu.

À cela s'ajoutent, selon elle, toutes les dépenses assumées par les chauffeurs, comme l'essence, l'entretien, les réparations ou l'assurance de leur véhicule. Une fois ces frais déduits et en comptant le temps d’attente, il nous reste un tiers du salaire minimum, affirme-t-elle.

Lucie Enel, aujourd'hui conseillère au service de la recherche de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, a consacré sa thèse de doctorat à l'activité des chauffeurs et des livreurs Uber. Elle confirme que les travailleurs peinent à atteindre un revenu décent, particulièrement lorsqu'ils utilisent un véhicule à essence. Aujourd'hui, ce n'est pas payant de faire Uber, résume-t-elle.

Des algorithmes opaques

L'une des promesses de la loi ontarienne était d'offrir davantage de transparence aux travailleurs des plateformes. Les deux intervenantes estiment toutefois que les algorithmes demeurent largement obscurs.

Mme Phillips affirme que les chauffeurs ontariens connaissent désormais le montant qui leur sera versé avant d'accepter une course, mais ignorent toujours comment celui-ci est calculé. C'est une boîte noire, dit-elle. Deux trajets presque identiques peuvent être rémunérés de façon complètement différente, sans qu'on sache pourquoi.

Earla Phillips, conduisant sa voiture.

Selon Earla Phillips, chauffeuse pour Uber et Lyft, les plateformes invoquent les lois du marché ou de la demande pour justifier la grande disparité des rémunérations d’une course à l’autre, sans fournir davantage d'explications. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / CBC

Les travaux de Lucie Enel montrent que cette opacité influence profondément le quotidien des chauffeurs. La chercheuse compare même le fonctionnement de l'application à celui d'un jeu vidéo.

Selon elle, les chauffeurs accumulent des points pour débloquer différents niveaux, ce qui leur permet d’obtenir certains avantages, comme davantage d'information sur les courses offertes. En parallèle, ils tentent constamment de comprendre quels comportements seront récompensés par l'algorithme.

Les chauffeurs essaient constamment de décrypter l'algorithme et d’ajuster leur comportement en fonction de celui-ci.

Certains pensent qu'il faut accepter toutes les courses. D'autres croient qu'il faut se placer à certains endroits de la ville ou maintenir une note parfaite, explique-t-elle.

Selon la chercheuse, cette absence de règles claires entraîne une importante charge mentale et un stress constant, les chauffeurs craignant notamment qu'une baisse de leur note entraîne une désactivation de leur compte.

Plus de droits, mais toujours pas de statut d'employé

Si la Loi sur les droits des travailleurs de plateformes numériques accorde certains nouveaux droits à ces travailleurs en Ontario, elle ne modifie pas leur statut juridique. Les chauffeurs demeurent des travailleurs autonomes et n'ont donc pas accès aux protections offertes aux salariés, comme les congés payés, les congés parentaux, un régime de retraite ou une protection face aux accidents du travail.

Pour Lucie Enel, cette question est centrale. Tant qu'ils ne sont pas reconnus comme salariés, ils restent privés d'un véritable filet social, estime-t-elle.

Portrait de Lucie Enel en noir et blanc.

Pour Lucie Enel, qui a consacré sa thèse de doctorat aux conditions de travail des livreurs et des chauffeurs Uber, ces derniers tolèrent des conditions de travail précaires par manque d’occasions de regroupement et de mobilisation.

Photo : Avec l'autorisation de Nathalie St-Pierre

Cette absence de protection est d'autant plus préoccupante que plusieurs chauffeurs à temps plein travaillent de très longues heures pour joindre les deux bouts, ajoute Mme Enel. Selon ses recherches, certains cumulent entre 50 et 70 heures de travail par semaine afin d'atteindre un revenu suffisant pour vivre.

Au Canada, Victoria, en Colombie-Britannique, est devenue il y a un an la première ville au Canada où des chauffeurs Uber ont obtenu une représentation syndicale formelle. Pour Lucie Enel, cette syndicalisation constitue une avancée importante, même si ses effets sur les conditions de travail restent encore limités.

Le fait même que des chauffeurs réussissent à se syndiquer est déjà historique, souligne-t-elle.

Sollicitée par Radio-Canada, Lyft affirme poursuivre ses échanges avec le gouvernement ontarien et les communautés de chauffeurs afin d'améliorer l'application de la loi.

Uber n'avait pas répondu à nos questions au moment de la publication.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway