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Un septuagénaire a été blessé à la tête dans des circonstances qui restent à préciser et transporté à l’hôpital.

JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Des membres du RAID se tenant près d’un immeuble où un homme barricadé dans son appartement a lancé des grenades par la fenêtre, à Châteauroux (Indre), le 17 février 2026.
Journée de tension dans un immeuble de Châteauroux ce mardi 17 février. Un homme de 78 ans, retranché dans son appartement, a échangé des coups de feu avec des policiers et lancé contre eux plusieurs grenades militaires. Il a fini par être blessé durant une intervention menée par le RAID, a-t-on appris auprès du parquet.
Le septuagénaire a été blessé à la tête dans des circonstances qui restent à préciser et transporté à l’hôpital. Il est inconscient et son pronostic vital était engagé dans la soirée, après avoir été un temps considéré comme stable, a déclaré à l’AFP le procureur de la République de Châteauroux, David Marcat.
Il n’y a à ce stade « aucune connotation politique ou militante » dans les faits, ni de contexte de radicalisation, a souligné le procureur, qui a ouvert une enquête pour tentative d’homicides sur personnes dépositaires de l’autorité publique, confiée à la police judiciaire d’Orléans.
L’interpellé est « un militant Rassemblement national très actif et bien connu », avait indiqué plus tôt le maire de Châteauroux, Gil Avérous, le décrivant comme un « homme calme ».
Dans l’après-midi, le préfet de l’Indre, Thibault Lanxade, s’est exprimé sur ce fait divers, comme l’a partagé en vidéo La Nouvelle République. « C’est un dénouement qui est parfait. (...) L’ensemble des forces (de l’ordre) engagées ont joué un rôle remarquable », s’est-il réjoui.
Il sortait ses poubelles
Ce mardi matin, deux policiers se sont présentés à la porte du septuagénaire pour le placer en garde à vue dans une affaire de dégradations commises contre un cabinet médical. Faute de réponse, ils restent pour surveiller les lieux et voient le suspect sortir ses poubelles. Lorsqu’ils s’avancent pour l’interpeller, le septuagénaire se retourne et sort une arme de poing, ouvrant le feu sans les toucher.
S’engage alors un échange de tirs avec les policiers, durant lequel l’homme se réfugie dans son appartement situé au troisième étage, continuant de tirer par la fenêtre.
Il lance ensuite vers les policiers en bas de l’immeuble une grenade défensive anglaise de la 2e Guerre mondiale, qui ne fonctionne pas, puis une deuxième qui explose sans faire de victime.
Il lancera une troisième grenade qui fera long feu, raconte David Marcat, précisant que de telles armes peuvent projeter des fragments à une centaine de mètres.
Les habitants de l’immeuble sont alors évacués et un périmètre de sécurité établi, le temps que les policiers d’élite du RAID se déploient.
Le rôle déterminant du chien du RAID
Les négociations ayant échoué, ceux-ci ont donné l’assaut, au cours duquel de nouveaux échanges de tirs ont eu lieu avec le forcené, qui a lancé une nouvelle grenade sur le palier, sans qu’elle n’explose.
C’est le chien du RAID qui a permis d’immobiliser le tireur en l’attaquant à la jambe, a précisé le procureur de Châteauroux.
Dans l’appartement, les policiers découvrent « un véritable arsenal », avec une demi-douzaine d’armes de poing chargées dans divers endroits, un fusil à pompe et un atelier de fabrication de cartouches.
Dans la cave se trouvaient une vingtaine d’armes de poing, toutes chargées, ainsi qu’une mitraillette et plusieurs milliers de munitions. Aucune arme n’était déclarée, selon le procureur, qui parle d’un « profil très préoccupant qui pouvait à tout moment passer à l’acte ».
Le septuagénaire avait été condamné en 2017 pour des faits de violences et de menaces de morts mais « rien ne pouvait laisser penser que ce monsieur pouvait agir de la sorte », a relevé David Marcat.


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