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CHRONIQUE - La publication d’un cours de Raymond Aron sur les métamorphoses de la guerre depuis deux siècles appelle à réfléchir aux conséquences d’une guerre avant de la déclarer, même sans troupes au sol. Hier, le Vietnam et l’Irak, aujourd’hui, l’Iran.
Passer la publicitéLe temps est aux stratèges. En chambre, en studio télé, ou derrière le bureau de la Maison-Blanche, du Kremlin, de Pékin. Le foisonnement actuel des conflits armés les met en première ligne. C’est pourquoi éditer pour la première fois le cours au Collège de France donné par Raymond Aron en l’année 1973 est une bonne idée. Benjamin Brice, chercheur associé à l’université de Paris 2 Panthéon-Assas, a veillé sur sa transcription, faite à partir des notes d’un sténographe, et il l’a précédée d’une préface qui en montre l’actualité. C’est l’époque où Aron prépare un livre qui sera publié trois ans plus tard sous le titre Penser la guerre, Clausewitz (Éditions Gallimard). Livre qui présente le général prussien sous un jour plus tamisé et presque chinois, pas si éloigné de Sun Tzu, auquel on l’oppose souvent.
Ce cours est une conversation savante, il en a la liberté de ton, et il se dévore comme tel. Raymond Aron, comme à son habitude, maintient un discours équilibré : jamais on n’abolira…


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