Invité d'Europe 1 Matin ce dimanche, Laurent Obertone est revenu sur les scènes de chaos lors de la mobilisation du 17 octobre. Pour lui, toutes ces violences, tout ce "carnage" est "l'aboutissement de ce que Mélenchon appelle de ses vœux".
Des mairies attaquées, un hôtel de ville parti en fumée, une tentative d'incendie contre un commissariat, de nombreux commerces pillés, des voitures brûlées, des tentatives de meurtre contre les policiers, des médias attaqués, des scènes de chaos... La journée de mobilisation du 17 octobre a transformé certains quartiers en zone de guerre.
"Tentatives de meurtres sur les policiers"
"On a gravement sous-estimé un carnage que tout le monde a vu arriver, qui était planifié depuis des jours ouvertement. Et on a eu des forces de l'ordre en total sous-effectif, privées surtout des moyens de faire face, des directives nécessaires pour affronter pareilles situations", réagit ce dimanche dans Europe 1 Matin l'essayiste Laurent Obertone, auteur de La France Demolition Man.
Et si le bilan est lourd, avec 150 policiers et gendarmes blessés, l'auteur estime qu'il aurait pu l'être bien plus au vu des "images de lynchage, de tentatives de meurtre sur les policiers".
"La nouvelle France qui va abattre la citadelle"
Et finalement, le "carnage" que le monde entier a vu déferler sur une partie du pays samedi est "l'aboutissement de ce que Mélenchon appelle de ses vœux, la nouvelle France qui va abattre la citadelle".
Un objectif affiché à plus d'un titre, puisqu'aux appels à "désarmer les garants de l'ordre public quand ils ne les traitent pas d'assassins et de sauvages", LFI a fait "la tournée des commissariats pour s'assurer des conditions de garde à vue des émeutiers" cette nuit, ajoute Laurent Obertone. "Donc ils sont complètement du côté de la rue."
Mais il y a un autre responsable de ce chaos pour l'essayiste : Emmanuel Macron. "Il a lâché publiquement ses policiers, il a sous-entendu qu'ils étaient excessifs, qu'ils devaient faire preuve d'empathie. Et finalement, quand on veut maintenir le désordre, quand on veut prolonger cette doctrine de maintien de l'ordre à zéro bavure, on sacrifie les policiers et les gendarmes à la rue. Et la force reste à la rue. Les fonctionnaires sont tétanisés par ces directives qui les mettent en danger. Et évidemment, ça génère un sentiment d'impunité qui mène au chaos."


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