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C'est une information majeure qui est sortie ce week-end dans le Financial Times à propos du groupe D'Ieteren. Sa filiale Belron, détenue à 50 % et connue pour sa marque Carglass, pourrait en effet entrer en Bourse d'ici la fin de l'année. De quoi faire bondir l'action, qui a gagné 10 % en début de séance lundi avant de "limiter" la hausse à 8 % à 183 euros. "Cet article du Financial Times est trop détaillé pour être faux. Il semblerait que l'élément déclencheur qui stimulerait l'action D'Ieteren soit imminent", souligne Degroof Petercam. Du côté du groupe D'Ieteren, on ne fait aucun commentaire.
L'article du FT mentionne 32 milliards d'euros de valeur d'entreprise pour Belron dans laquelle est comprise la dette de 8 milliards d'euros. Cela implique une valeur des capitaux propres de 24 milliards d'euros. En clair, les 50 % de D'Ieteren vaudraient au moins 12 milliards d'euros, soit plus que la capitalisation boursière actuelle de D'Ieteren Group (près de 10 milliards d'euros). Or il y a encore beaucoup d'autres (beaux) actifs dans D'Ieteren…
D'Ieteren flambe à la suite de rumeurs sur sa filiale CarglassOpportunités de croissance
Vu les montants en jeu (on pourrait s'approcher d'une IPO de 10 milliards), c'est une des plus grosses introductions boursières sur les marchés européens qui se prépare. Et si l'action D'Ieteren en profite pleinement c'est parce que la valorisation de Belron est revue à la hausse. Pour certains analystes, Belron vaut même plus que 24 milliards d'euros. "Le marché sous-estime la vraie valeur de Belron, qui est une des premières sociétés de services au monde. Elle a une part de marché énorme et un taux de satisfaction des clients très élevé. Elle a encore des opportunités de croissance énormes sachant qu'on vend 60 à 90 millions de voitures par an dans le monde", nous explique un analyste.
Résultats décevants
À noter toutefois que les derniers résultats de Belron avaient déçu les marchés. Le résultat opérationnel avait atteint 240 millions d'euros au premier semestre 2025, en baisse de 15 % par rapport à 2024. Ce résultat était notamment marqué par des charges financières de 62 millions d'euros. Pour rappel, la lourde dette contractée par Belron avait servi à financer le paiement du super-dividende, lui-même lié à la restructuration de l'actionnariat familial. La famille D'Ieteren a en effet racheté la participation de la branche d'Olivier Périer. Elle contrôle aujourd'hui 57 % du capital.
D'Ieteren passe dans les mains d'une seule branche familialeCet article dans le Financial Times est sorti quelques jours à peine après que le groupe annonce une nouvelle positive, à savoir que Belron avait procédé avec succès au "repricing" de ses emprunts à terme B (TLBs) en cours libellés en dollars et en euros. Un repricing qui permet à la société de payer des taux moins élevés. "Ce repricing reflète des conditions de marchés de capitaux favorables et la forte capacité de génération de flux trésorerie de l'entreprise", soulignait le communiqué.
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