Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Cette habitude que l’on croyait être un trouble du sommeil, nos ancêtres la pratiquaient chaque nuit jusqu’au XIXe siècle

3 hour_ago 13

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Se réveiller en pleine nuit, rester éveillé une heure sans raison apparente, puis se rendormir jusqu’au matin : ce scénario qu’on associe aujourd’hui à l’insomnie était la norme absolue en Occident jusqu’au XIXe siècle. Ni trouble ni anomalie, mais un rythme biologique partagé par des générations entières, avant que l’éclairage artificiel ne rebatte les cartes du repos nocturne.

C’est l’historien américain Roger Ekirch, professeur à Virginia Tech, qui a mis au jour ce mécanisme oublié. En dépouillant des journaux intimes, des dépositions judiciaires, des traités de médecine et des œuvres littéraires, il est tombé, encore et encore, sur une expression qui ne signifiait rien pour les chercheurs modernes : le « premier sommeil ». Cette recherche a pour point de départ une question si simple que longtemps elle n’a pas été posée par les historiens : que signifie l’expression « premier sommeil », si fréquente dans les journaux intimes, les dépositions judiciaires, les ouvrages de médecine et la littérature ? En creusant, Ekirch a compris que ce terme désignait une phase de sommeil bien précise, suivie d’un réveil, puis d’un second cycle.

À retenir

  • Nos ancêtres dormaient naturellement en deux phases séparées par une période d’éveil — était-ce vraiment un problème ?
  • Un historien découvre 2 000 preuves historiques d’une pratique oubliée qui s’étendait sur des millénaires
  • Un simple changement technologique a effacé en un siècle un rythme gravé dans nos gènes depuis la nuit des temps

Sommaire

  1. Une nuit coupée en deux, presque comme une évidence
  2. Ce que la nuit dévoilait, avant l’arrivée du réverbère
  3. La lumière électrique, fossoyeuse silencieuse du second sommeil

Une nuit coupée en deux, presque comme une évidence

Le sommeil préindustriel, a-t-il fini par découvrir, était segmenté. Concrètement, on s’endormait peu après la tombée de la nuit, on dormait quelques heures, puis on se réveillait naturellement, sans réveil ni signal extérieur. La plupart des gens, après un coucher habituel, se réveillaient naturellement après le « premier sommeil », sauf perturbation prématurée, vers minuit ou dans les premières heures du matin. Suivait une période de veille, baptisée la « dorveille », avant un « second sommeil » qui menait jusqu’au lever du jour.

Cette pause nocturne n’avait rien d’un temps mort. Elle était propice à toutes sortes d’activités : la prière, la méditation sur les rêves, les rapports intimes, ou les réunions entre voisins. Un manuel médical français du XVIe siècle allait même jusqu’à conseiller aux couples le moment idéal pour concevoir un enfant : non pas à la fin d’une longue journée, mais « après le premier sommeil », quand on en tire « plus de plaisir » et qu’on « le fait mieux ». Difficile d’imaginer aujourd’hui glisser ce genre de recommandation dans une notice médicale.

L’ampleur du corpus rassemblé par Ekirch a de quoi impressionner : son livre de référence, publié en 2005, a mis au jour plus de 500 références à ce qu’on a depuis appelé le sommeil biphasique, et ses recherches ultérieures ont fait grimper ce chiffre bien plus haut. Il a fini par recenser plus de 2 000 références dans une douzaine de langues, remontant jusqu’à la Grèce antique. Une constance troublante, qui traverse les siècles et les frontières sans jamais vraiment se démentir.

Ce que la nuit dévoilait, avant l’arrivée du réverbère

Ce schéma n’était pas propre aux îles britanniques ou à la France. Des preuves ethnographiques ont montré qu’une variété de cultures non occidentales, privées d’éclairage moderne, connaissaient elles aussi un premier et un second sommeil, parmi lesquelles les Tiv du centre du Nigeria et les Marrons du Suriname. Le phénomène a même trouvé une confirmation en laboratoire : une étude clinique menée dans les années 1990 par des chercheurs du National Institute of Mental Health a montré qu’une quinzaine d’hommes, privés de lumière artificielle nocturne pendant plusieurs semaines, se sont mis à dormir en segments. ôtez l’ampoule électrique, et le corps humain retrouve de lui-même ce vieux rythme en deux temps.

Ce basculement collectif ne s’est pas fait du jour au lendemain. Au début du XIXe siècle, les adultes restaient déjà éveillés une heure ou deux de plus après l’heure de coucher classique de neuf ou dix heures du soir ; puis, à partir du milieu du siècle, alors que les deux sommeils duraient jusque-là trois heures à trois heures et demie chacun, la première période s’est étirée jusqu’à cinq ou six heures, au détriment du second sommeil. Le grignotage a été progressif, presque invisible pour ceux qui le vivaient, jusqu’à ce que le second sommeil ne soit plus, en fin de siècle, qu’un vague prolongement du premier.

La lumière électrique, fossoyeuse silencieuse du second sommeil

Le vrai coupable, selon Ekirch, tient en un mot : l’éclairage. Le développement de l’éclairage artificiel a été le facteur le plus décisif dans le processus de consolidation du sommeil. Repousser le coucher grâce au gaz puis à l’ampoule électrique n’a pas seulement grignoté du temps de sommeil, cela a modifié en profondeur l’horloge biologique elle-même, en désynchronisant le corps des cycles naturels de lumière et d’obscurité qui rythmaient les nuits depuis toujours.

La révolution industrielle a porté le coup de grâce. Dans une société en train de s’industrialiser, préoccupée par l’accroissement de la production, certains textes de l’époque présentaient le sommeil comme un impératif biologique dont les habitudes pouvaient être modifiées, encourageant à dormir la nuit d’une traite et à gagner du temps en renonçant à une partie du repos. Le message a fini par s’imposer : à partir du début du XXe siècle, la plupart des personnes ont adopté le sommeil unique, et les expressions « premier sommeil » et « second sommeil » ont disparu de la langue anglaise et des représentations collectives des sociétés occidentales. Un siècle a suffi pour effacer un réflexe vieux comme l’humanité.

Reste une question que les chercheurs n’ont pas fini de trancher. Les travaux d’Ekirch ont été largement adoptés par les historiens et le grand public, mais ils n’échappent pas à la controverse : certains spécialistes estiment que les preuves scientifiques et anthropologiques présentées à l’appui de ce modèle restent sélectives et limitées, et Ekirch lui-même a dû répondre point par point à ces critiques dans des articles récents. Un débat qui n’enlève rien à l’essentiel : la prochaine fois que vous ouvrirez les yeux à trois heures du matin sans raison, songez que des générations entières avant vous faisaient exactement la même chose, chaque nuit, sans jamais y voir le moindre problème.

Sources : dissidences.hypotheses.org | journals.openedition.org

L'équipe Sciencepost

Rédigé par L'équipe Sciencepost

Toute l’équipe de rédaction Sciencepost vous éclaire sur les découvertes et innovations qui façonnent notre monde. Espace, santé, environnement, technologies ou phénomènes étonnants : nous analysons l’actualité scientifique avec rigueur et pédagogie pour rendre la science accessible, compréhensible et passionnante au quotidien.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway