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Ces salariés profitent du mois de mai pour lever le pied au boulot… et ils assument

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Life 22/05/2026 07:00 Actualisé le 22/05/2026 09:10

Avec les nombreux ponts, le rythme de travail ralentit pour certains employés qui travaillent dans un bureau.

« Il y a les congés officiels que je pose mais, de manière générale, je vais avoir tendance à ralentir beaucoup au travail… » Pour Ray*, développeuse web de 34 ans, le mois de mai est presque le « meilleur moment de l’année ». La jeune femme, qui a grandi à l’étranger, a découvert les ponts printaniers lors de son arrivée dans le monde du travail en France. « Je trouve ça absolument fabuleux ! », s’enthousiasme-t-elle auprès du HuffPost.

L’année 2026 a été particulièrement faste avec deux vendredis fériés (1er et 8 mai), le traditionnel pont de l’Ascension et, pour celles et ceux qui peuvent en profiter, le lundi de Pentecôte le 25 mai. Quand elle n’était pas « off », Ray reconnaît qu’elle n’a pas tiré sur la corde. « Je bosse principalement en télétravail, surtout à cette période-là… Donc c’est beaucoup plus facile pour moi d’aller à mon rythme. » Doux euphémisme.

« Beaucoup d’employés de mon entreprise profitent des ponts pour poser des congés, donc les demandes ralentissent et, pour moi, la charge de travail est moins conséquente », témoigne Anthony*, 23 ans. Résultat, « je me laisse un peu aller », raconte au HuffPost celui qui a commencé à travailler il y a six mois dans une entreprise du secteur culturel.

« Je bouge ma souris »

Pour que son laisser-aller ne soit pas trop évident, Anthony fait en sorte d’être joignable, en particulier lorsqu’il est en télétravail. « Je reste connecté sur Slack [application de communication au travail, NDLR] et je bouge ma souris régulièrement. Et je reste à la maison dans le cas où une demande arrive », explique-t-il.

Ne lui arrive-t-il pas d’avoir des scrupules ? « Pas vraiment, c’est lié à la charge de travail qui baisse de manière générale, donc je ne culpabilise pas trop ! Il y a quand même un petit cas de conscience, parce que je n’aime pas trop que ma boss voie que je n’en branle pas une ! », plaisante-t-il. « Même si, au fond, elle sait que ce n’est pas de ma faute. »

La culpabilité n’est pas à l’ordre du jour non plus du côté de Ray, qui a aussi profité des jours fériés pour poser des congés. « Je sais que je donne beaucoup à mon entreprise le reste de l’année. Quand il faut faire des heures supplémentaires lors de période assez chaudes, à l’été ou à Noël, je les fais sans problème », explique la trentenaire. Avant d’ajouter une mise au point essentielle : « Les missions que j’ai pour le mois de mai sont réalisées en temps et en heure ! »

« Je n’avais vraiment rien à faire »

Camille*, professeure en collège de 35 ans, s’est également arrangée pour ne pas charger sa barque. En tenant compte des jours fériés du mois de mai, « j’avais calculé les heures de cours que j’allais perdre et celles qui restaient ». Résultat : « Je ne voyais pas certains élèves pendant dix jours… Je me suis dit “autant optimiser” », explique au HuffPost celle qui enseigne l’histoire-géographie depuis cinq ans.

« J’ai donc prévu principalement des travaux de groupe – que je ne notais pas – ou des films pour les plus jeunes – toujours sur le programme. Du coup j’avais vraiment rien à faire en classe… et c’était très bien », explique Camille.

Pour la prof, lâcher du lest ne se limite pas à la charge de travail stricto sensu. « Pour la discipline, j’étais beaucoup moins stricte. Les élèves n’étaient pas franchement motivés, moi non plus, donc je laissais filer aussi concernant les bavardages ou le manque de travail ! »

Camille justifie également ses choix pédagogiques par les nombreuses absences parmi ses élèves. « Comme les parents se permettent de prendre leurs enfants pour des petites vacances, ça reste difficile d’avancer sur le programme », explique-t-elle.

Pour beaucoup, le mois de mai sonne en tout cas comme une pause salutaire entre l’hiver et les congés estivaux. « Ça fait une coupure par rapport à d’autres périodes beaucoup plus chargées », salue Anthony. « Il commence à faire beau, c’est la bonne période pour voyager en Europe ! », ajoute Ray, qui répond au HuffPost… en transit entre deux lieux de vacances.

*Les prénoms ont été modifiés.

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