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Madalen Touret et François Clavagnier ont créé Pomme d'Apizz près de Vire Normandie, en 2017. Apiculteurs bio, ils reviennent sur leur début de saison et les évolutions du métier.
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Par Juliette Ossola Publié le 19 juil. 2026 à 21h40
Installés à Montchauvet, dans le bocage virois, Madalen Touret et François Clavagnier sont apiculteurs professionnels et ont créé ensemble Pomme d’ApizZ en 2017. Leurs 500 colonies d’abeilles sont toutes situées dans un rayon de 20 kilomètres autour de Montchauvet, entre le viaduc de Souleuvre et le château de Pontécoulant.
Notre particularité, c’est qu’on est sédentaires.
C’est aussi cette particularité qui permet, entre autres, au couple d’apiculteurs d’être certifié en agriculture biologique depuis 2021, un projet qu’ils avaient depuis les débuts de Pomme d’ApizZ. Le bocage virois se prêtant bien à l’agriculture biologique, dans leurs cas, des études du territoire, des prairies et bois environnants ont fait partie des critères pour obtenir la certification.
« On fait face au dérèglement climatique »
À Pomme d’ApizZ, environ 5 tonnes de miel sont vendues à chaque saison, une quantité « variable d’une saison à l’autre » assure Madalen. À partir du printemps, la production de miel se met en route et le planning des apiculteurs est alors dicté par la météo. Cette année, « le mois d’avril a été très favorable et le mois de mai très pluvieux, donc ça va être une surprise pour la suite », précise François. Mais, même face à ces aléas climatiques, « les abeilles s’adaptent très bien » assure-t-il.
« On fait aussi face au dérèglement climatique et à une évolution du paysage agricole », ajoute Madalen, « on le voit tous les ans ». Les conséquences sont nombreuses et visibles : la floraison des fleurs arrive plus tôt, les fins de saisons sont à rallonge et les frelons asiatiques restent, eux aussi, plus tard.
Frelons asiatiques
La présence de ces insectes autour des colonies d’abeilles est loin d’être anecdotique.
Un nid de frelons asiatique peut manger jusqu’à 30 kg d’insectes, ça crée un stress important pour les abeilles, elles peuvent arrêter de butiner plus tôt, et les colonies peuvent développer des virus.
Alors cette année, ils se sont équipés de nouveaux pièges, qui n’attrapent que les frelons asiatiques et libèrent tous les autres insectes. Mais malgré tout, la crainte persiste. L’année 2025 a été marquée pour eux par une grosse pression due à ces insectes.
Face à ces évolutions, eux souhaitent faire leur possible pour participer au maintien d’une apiculture plus respectueuse de l’environnement. « Être en bio, c’est contribuer à notre façon » conclue François.
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