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Un centre de traitement des dépendances à Toronto déplore le manque de financement de la part du gouvernement provincial.
Le centre Renascent, un organisme à but non lucratif, estime que cette insuffisance de financement entraîne des délais d’attente importants pour obtenir un lit et accéder à des soins. L’Ontario affirme toutefois avoir réalisé des investissements majeurs dans le domaine.
Un bon point de départ serait d’avoir du financement pour les services sociaux et que les programmes, comme les nôtres, reçoivent des montants ajustés à l’inflation, demande le PDG de Renascent, Michael Loughran.
Les délais d’attente pour avoir accès à un lit peuvent s’étendre sur plusieurs mois, laissant de nombreuses personnes sans intervention rapide.
Nous sommes en pleine crise de la toxicomanie. […] La crise des opioïdes a fait couler beaucoup d’encre, mais il y a aussi des crises liées à la dépendance à l’alcool et aux stimulants.
La situation ne cesse de s’aggraver depuis les 20 dernières années. Le financement, lui, n’a pas suivi l’inflation durant ces années, ce qui a entraîné une diminution de ressources, explique celui qui gére trois centres à Toronto.
Les personnes qui franchissent nos portes sont véritablement perdues pour elles-mêmes, souvent pour leurs familles et, d’une certaine manière, pour la société.
Les cas sont également plus complexes, selon la psychothérapeute et directrice adjointe du Renascent, Kelly Holt. Les gens viennent beaucoup plus souvent sans domicile fixe.
De l’aide et des coupures de l’Ontario
Toutefois, la province affirme avoir réalisé un investissement historique de 560 millions de dollars dans la construction de 29 carrefours d’aide aux sans-abri et de lutte contre les dépendances (HART).

Michael Lochran, PDG de Renascent, se dit inquiet du besoin croissant de soutien en matière de désintoxication et demande à la province d’accorder davantage de fonds.
Photo : Radio-Canada / Talia Ricci
La porte-parole du ministère, Ema Popovic, indique dans un communiqué que ces centres permettront un soutien 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, aux personnes confrontées à des difficultés de santé mentale afin de les orienter vers des options de traitement et de rétablissement.
Le financement des centres de traitement est essentiel pour éviter les rechutes. Ces individus doivent avoir accès à un logement adéquat et à une sécurité de revenu , explique le médecin et directeur de laboratoire, le Dr Andrew Pinto.
Souvent, c’est un élément clé du traitement et du processus de rétablissement des gens.
Toutefois, la province a annoncé qu’elle mettra fin, dès juin, au financement de huit sites de consommation supervisée de drogue, les forçant ainsi à fermer. Cette annonce fait craindre le pire à plusieurs défenseurs et professionnels de la santé.
Avec les informations de Talia Ricci, CBC News


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