NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les enseignants du Nouveau-Brunswick se demandent si l'interdiction du cellulaire à l'école pour élèves du secondaire ne va pas trop loin. L’Association des enseignantes et des enseignants francophones (AEFNB) est d’avis que les acteurs du milieu scolaire n’ont pas été suffisamment consultés.
Dès le mois de septembre, les élèves de la maternelle à la huitième année ne pourront plus utiliser leur téléphone cellulaire à l’école, sauf pour des motifs pédagogiques. Les écoles vont même bloquer les réseaux sociaux.
Pour les élèves de la neuvième année à la douzième année, les téléphones cellulaires seront, dans un premier temps, autorisés durant les pauses et le dîner. Les appareils seront entièrement interdits dès février 2027.

0:45
Les cellulaires seront interdits à l'école, Charles-Étienne Drouin explique
Photo : Radio-Canada
Est-ce que c’est vraiment la bonne politique? On a un questionnement à savoir quels seront les impacts dans les écoles. On aurait voulu plus de temps pour y réfléchir avant que la décision ne soit prise, résume le président de l'AEFNB, Eric Godin.
Ce dernier s’inquiète de l’implantation de l’interdiction complète pour les élèves plus âgés.
Au secondaire, ça sera plus difficile que dans les écoles primaires. Il n’y a pas tant d’élèves qui amènent leur cellulaire au primaire, sauf peut-être en 7e et 8e année. Le questionnement, c’est pour le secondaire, fait-il valoir.

Éric Godin est le président de l'Association des enseignantes et enseignants francophones du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Il cite en exemple la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick, qui déplore l’interdiction des cellulaires à l’école. D’après Eric Godin, la FJFNB n’a pas été non plus consultées.
Par exemple, si l’on interdit les cellulaires [pour les plus vieux] sur l’heure du dîner, est-ce qu’on peut mieux définir ce qu’on va faire pour remplir le vide? Est-ce qu’on a un plan pour bonifier la vie étudiante? Peut-on mieux définir le rôle de l’école, par rapport à comment éduquer les élèves sur l’utilisation des outils technologiques? On aimerait une discussion, explique le président de l’AEFNB.
On veut discuter de comment mettre cette politique en place. [On veut aussi] réfléchir à l’impact et trouver une solution qui réponde à tout le monde, lance-t-il.
Le gouvernement a raison de vouloir réduire et mieux encadrer les temps d’écran. Mais on a besoin de se consulter. Il faut réfléchir à l’impact et prendre le temps de discuter avec tous les partenaires qui sont impliqués et trouver une solution qui répond à tout le monde.
D’autres provinces canadiennes ont mis en place une politique sur l’interdiction des cellulaires [en milieu scolaire]. Le Québec a un plan d’interdiction totale. Dans d’autres provinces, le cellulaire est [autorisé] durant les pauses. Il n’y a pas de formule magique. Mais il faut réfléchir avant de mettre la politique en place, ajoute Eric Godin.
La voie « facile »
Dans un communiqué de presse, l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick avance que le ministère de l’Éducation a choisi la voie plus facile de l’interdiction, plutôt que la voie complexe de l’accompagnement et de l’éducation.
La ministre de l’Éducation, Claire Johnson, est d’avis qu’il faut éliminer les distractions, pour favoriser l’apprentissage en classe.
Il faut absolument en parler et développer le sens critique. Mais il faut limiter les distractions [comme les téléphones cellulaires].

La ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Claire Johnson ajoute que son gouvernement n’enlèvera pas l’ensemble des outils technologiques des classes. Pour l’instant, il s’agit de retirer les téléphones cellulaires des écoles néo-brunswickoises.
Dans la recherche, il y a très peu de bienfaits d’avoir des téléphones cellulaires [pour nous] distraire. Les technologies doivent être liées à des objectifs pédagogiques durant le temps à l’école, précise la ministre.
Jusqu’ici, au Nouveau-Brunswick, l’utilisation du téléphone cellulaire à l’école était à la discrétion des enseignants.
Avec la collaboration de l’émission Sens large


2 hour_ago
5



























.jpg)






French (CA)