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Par Jeanne Durieux, envoyée spéciale à Perpignan
Le 11 mars 2026 à 08h57

REPORTAGE - Dans quatre mois, le vice-président du RN connaîtra sa peine en appel dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés du FN. Cette épée de Damoclès ne l’empêche pas de mener campagne dans la ville tombée entre les mains du parti à la flamme en 2020.
«Pour faire simple, avant, Perpignan c’était la zone». Attablé à un café du centre-ville, Elie observe d’un air de fin connaisseur la ville qui l’a vu grandir. Du haut de ses 23 ans et de son enfance passée dans un quartier populaire de la ville - «J’ai grandi à Saint-Jacques , je peux vous dire que ce n’était pas de la tarte», glisse-t-il d’une mine entendue -, le jeune homme s’amuse à compter les voitures de police qui patrouillent dans les rues adjacentes à la Place de la République. «3, 4... Et deux binômes de police», énumère l’ouvrier en bâtiment. «On voit davantage d’uniformes, ça dissuade», développe-t-il en écrasant sa cigarette. Et ponctue : «Louis Aliot , on peut dire ce qu’on veut de lui, mais pour l’insécurité, il gère».
De quoi ravir le maire sortant, qui a renforcé la présence des policiers municipaux dans le centre-ville de la préfecture des Pyrénées-Orientales. «Les gens voient plus de bleu dans les rues, ils sont contents», défend Louis Aliot, qui présente la sécurité…


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