NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans la foulée du rejet de la motion de censure écologiste, le leader de La France insoumise a vertement ciblé le premier secrétaire du Parti socialiste sur les réseaux sociaux, consommant la rupture à gauche en vue de 2027.
Passer la publicité Passer la publicitéNouvelle escarmouche au sein de la gauche française. Quelques heures après le large rejet, lundi après-midi, de la motion de censure déposée par les Écologistes contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, pour dénoncer son inaction climatique face à la canicule de juin, Jean-Luc Mélenchon a fustigé une attitude jugée équivoque d’Olivier Faure. Si le texte n’a recueilli que 132 suffrages sur les 289 nécessaires, provoquant une division notable au sein du groupe socialiste, c’est en ligne que le conflit s’est cristallisé. Lundi à 18h, le fondateur de LFI a publié un message particulièrement véhément sur le réseau social X (anciennement Twitter) à l’encontre du premier secrétaire du PS, malgré le fait que ce dernier ait voté en faveur de la censure contre la consigne majoritaire de son propre groupe.
À lire aussi | La gauche s’écharpe à nouveau sur la question de la censure
«O. Faure a trahi sa parole, sa dignité, la NUPES, le NFP, tout et tout le monde pour devenir le candidat des centres»
Dans sa publication, le désormais quadruple candidat à la présidentielle reproche au leader socialiste un opportunisme de circonstance. «O. Faure a trahi sa parole, sa dignité, la NUPES, le NFP, tout et tout le monde pour devenir le candidat des centres», a fustigé Jean-Luc Mélenchon, l’accusant d’avoir «refusé dix fois la censure pour sauver Macron». En excluant les textes déposés par le Rassemblement national, on dénombre en effet 21 non-votes de censure de la part du premier secrétaire du PS depuis 2022, dont 12 depuis le seul début de la XVIIe législature suivant la dissolution de 2024. Pour le chef de file insoumis, le ralliement d’Olivier Faure à cette motion liée à la canicule relèverait d’un revirement purement tactique : «Maintenant, il met un maillot d’insoumis pour voter avec nous et les écolos la censure de Lecornu. Ce n’est plus une girouette, c’est un ventilateur», a-t-il ironisé, concluant par une mise en garde sur les équilibres internes du Parti socialiste : «Bon, c’est de saison. Mais Hollande n’aura pas de pitié», anticipe-t-il.
Cette vive charge illustre la bataille stratégique qui s’est engagée à gauche à moins d’un an de l’échéance présidentielle. En ciblant ainsi Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon fragilise les velléités portées par le premier secrétaire socialise de maintenir le PS au cœur du rassemblement de la gauche, tout en l’isolant de sa propre base. Cette fracture permet aussi à La France insoumise d’acter la rupture, et de s’émanciper du poids d’un allié encombrant. Pour l’état-major insoumis, le choix de la majorité des députés socialistes de ne pas voter la censure est donc une énième démonstration que le PS s’est lui-même exclu du rassemblement de gauche, en refusant de s’opposer frontalement à l’exécutif. Le leader contesté du PS, qui tente de maintenir un équilibre précaire entre les partisans d’une union avec les Insoumis et les opposants internes désireux d’une ligne réformiste autonome, se retrouve ainsi pris en étau sous le feu croisé de ses opposants sociaux-démocrates et des critiques de son ancien partenaire de la NUPES et du NFP.


1 day_ago
64

























.jpg)






French (CA)