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Un bunker sécurisé existerait déjà à 18 mètres sous le sol de la Maison-Blanche. L’argument sécuritaire de l’administration Trump pour justifier la salle de bal et son sous-terrain tombe à l’eau.
Alors que Donald Trump n’en démord pas de sa salle de balle sécurisée à la Maison Blanche, comprenant une grande partie souterraine militaire, il semblerait qu’une installation de ce type existe déjà, enfouie à 18 mètres sous le sol de la résidence présidentielle. Selon le Washington Post, qui cite sur plusieurs anciens responsables américains, un bunker souterrain a été construit après les attentats du 11 septembre 2001, et finalisé sous la présidence Obama, afin de protéger le président et d’assurer la continuité du gouvernement en cas de crise majeure.
Le bunker pourrait accueillir plusieurs dizaines de personnes pendant plusieurs semaines et aurait été conçu pour résister notamment à une explosion nucléaire. Le quotidien américain précise également ne pas avoir publié certains détails afin de ne pas compromettre la sécurité de l’installation.
L’existence de bunker secret avait déjà été évoquée par le journaliste Ronald Kessler dans un livre publié en 2018, mais jamais confirmé par la présidence américaine ou d’autres sources. Maintenant que cette information est confirmée, ça ne va pas arranger l’administration Trump qui présente la future salle de bal et son sous-terrain comme une infrastructure indispensable pour la sécurité du président. Une stratégie de communication adoptée face aux nombreux débats provoqués par cette immense salle de réception à l’emplacement de l’ancienne aile Est de la Maison-Blanche, démolie pour permettre le chantier.
65 % des travaux déjà achevés début août
Le projet est « inextricablement lié à la sécurité du président, du domaine de la Maison-Blanche et de certaines infrastructures de sécurité », affirmait le porte-parole de la présidence Davis Ingle. Le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller, avait aussi vendu une infrastructure permettant « au président et aux hauts responsables de la sécurité nationale » d’opérer depuis un site sécurisé « en cas d’attaque contre la capitale ».
Le projet est évalué à environ 400 millions de dollars et doit permettre d’accueillir de grands événements qui ne peuvent pas, selon l’administration, être organisés dans les espaces actuels. Et les travaux avancent en ignorant tout de ces débats. Début août, l’administration indiquait à la Cour suprême que les travaux étaient achevés à environ 65 %, avec près de 250 ouvriers travaillant 20 heures par jour, sept jours sur sept, rapporte le Washington Post.
Un autre problème est pointé du doigt par le journal américain, la démolition de l’ancienne East-Wing, durant les travaux, pourrait bien avoir endommagé l’ancien bunker de la Maison-Blanche, le Presidential Emergency Operations Center (PEOC), construit pendant la Seconde Guerre mondial et utilisé notamment lors des attentats du 11 septembre 2001.


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