Aux murs de son bureau, elle a accroché des photographies des montagnes de la région. Elle sourit: «Je considère que j’ai eu beaucoup de chance de grandir en Valais et je veux m’engager pour mon canton.» Très vite, elle ajoute: «Je suis consciente que je pars avec un déficit de notoriété, mais je n’ai rien à perdre.» Agée de 38 ans, Carole Melly-Basili a décidé de briguer la candidature au Conseil des Etats en vue des élections fédérales qui auront lieu dans une année, en octobre 2027. Elle défie ainsi le conseiller d’Etat Christophe Darbellay, lui aussi candidat. En mars prochain, les membres du parti devront choisir entre les deux centristes pour défendre le fauteuil de la sénatrice Marianne Maret. Pour la Sierroise, «c’est la plus belle des fonctions législatives».
Carole Melly-Basili insiste: «Des gens me soutiennent mais personne ne m’a poussée à me présenter. Certains ont plutôt cherché à me décourager parce qu’ils pensaient que c’était risqué. Mais je n’ai pas à m’excuser d’oser.» Députée au Grand Conseil depuis 2021, réélue l’an dernier et désormais vice-cheffe de son groupe, l’avocate dirige une étude qui emploie une dizaine de personnes. Elle fait principalement du notariat et des contrats, et elle travaille souvent au règlement de divorces à l’amiable. «Je crois que je sais écouter et proposer des consensus, analyse-t-elle. Pour trouver le bon chemin, il faut de la transparence et des concessions, un peu comme dans un parlement.» Pour les observateurs spécialistes du Grand Conseil, elle compte, et elle est écoutée.


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